Appel à rouvrir son restaurant le 1er février : "Nous sommes contre", déclare le président de l'UMIH du Calvados

Alors qu’un appel à rouvrir les restaurants a été lancé sur les réseaux sociaux, le ministre de l’économie Bruno Lemaire a indiqué que les restaurateurs frondeurs ne bénéficieront plus d’aides. 

Les restaurants sont fermés depuis le 30 octobre 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Les restaurants sont fermés depuis le 30 octobre 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19. © France Télévisions

"Nous sommes contre puisqu’il y a un grand danger pour la clientèle qui est amendable et l’établissement qui perdra ses aides", réagit Yann France, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) du Calvados ce lundi. Début janvier, un restaurateur du Doubs, Stéphane Turillon, avait appelé, sur sa page facebook, les restaurants à rouvrir le 1er février.

Une démarche que ne cautionne pas l'UMIH 14, comme indiqué sur sa page facebook.

Cela fait prendre un risque à nos chefs d’entreprises : forte amende, fermeture administrative plus longue que ce que la crise du covid nous impose, arrêt des aides.

UMIH 14

Perte des aides pour les frondeurs

Ce lundi, le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a prévenu au micro de RTL que les restaurateurs frondeurs s’exposent a une suppression des aides financières qui leur sont versées depuis la fermeture de leur établissement dans le cadre des mesures sanitaires liées à la pandémie de la Covid-19. "Les restaurateurs qui ouvrent ne bénéficieront plus du fonds de solidarité pendant un mois. Et s’il y a récidive, ils le perdront tout court", a-t-il déclaré.

Des annonces qui interviennent après qu’un restaurateur niçois ait ouvert le 27 janvier son établissement "Poppies" du centre-ville de Nice. A la suite de cette ouverture, l’homme de 50 ans a été placé en garde à vue pour avoir fait travailler un étranger en situation irrégulière, son cuisiner, et "une instruction administrative visant à une fermeture du restaurant est actuellement en cours", selon la préfecture des Alpes-Maritimes. Son cuisinier, lui, est désormais visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Pour Yann France, "on peut comprendre la colère, c’est compliqué moralement et psychologiquement mais on ne peut pas faire n’importe quoi. On ne peut pas mettre en péril ses salariés, sa clientèle."

Pour celui qui tient le restaurant La Flambée de Deauville, les restaurateurs "ont besoin de travailler" et surtout d’un horizon. "Il nous faut une date de réouverture pour s’organiser", s’exclame-t-il. Selon le président de l'UMIH 14, les restaurateurs ont "conscience du virus" et de la nécessité de rouvrir avec un protocole sanitaire renforcé, "comme on l’avait mis en place".

On estime qu’il n’y aura pas plus de contaminations en rouvrant. On est fermés depuis plus de trois mois donc la hausse des contaminations, ce n’est pas à cause de nous.

Yann France

 

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