Cet article date de plus de 4 ans

L'ancien directeur du CHU de Caen rejugé ce lundi 13 février

En juillet dernier, Joël Martinez avait été condamné à 18 mois de prison ferme pour la rénovation à grands frais de son logement de fonction quand il était directeur du CHU de Caen. Il a fait appel de cette décision. Un nouveau procès a lieu ce lundi 13 février.
Joël Martinez, ex directeur du CHU de Caen, a été condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Caen en juillet dernier
Joël Martinez, ex directeur du CHU de Caen, a été condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Caen en juillet dernier
Le parquet avait requis une peine d'au moins un an d'emprisonnement avec sursis, sans amende. Le tribunal correctionnel s'est lui montré beaucoup plus sévère dans son jugement: Joël Martinez a été condamné à une peine d'emprisonnement de 36 mois, dont 18 mois avec sursis, et 370.733 euros  à verser au CHU de Caen, partie civile au procès. L'ancien directeur du centre hospitalier normand a fait appel de cette décision. Il est rejugé ce lundi 13 février prochain .

Retour sur le premier procès de Joël Martinez

durée de la vidéo: 01 min 53
Retour sur le premuier procès de Joël Martinez, ex directeur du CHU de Caen


L'ancien directeur du CHU de Caen avait démissionné de son poste en mars 2009 pour tenter d'échapper au scandale de la rénovation de son logement de fonction, une rénovation à grands frais, plus de 966 000 euros, et aux frais de l'hôpital caennais. La même année, il avait été mis en examen de cette affaire pour abus de confiance et atteinte à l'égalité d'accès au marché public.

En octobre 2014, la Cour de Discipline Budgétaire et Financière (une juridiction rattachée à la Cour des comptes et chargée de réprimer les infractions commises en matière de finances publiques) lui avait infligé une amende de 6 000 euros pour les conditions dans lesquelles ces travaux de rénovation avaient été réalisés.

Lors de son procès, en mai dernier, Joël Martinez avait expliqué à notre équipe qu'il avait pris connaissance du déarapage financier de la rénovation de son logement de fonction par la presse et rejetait toute responsabilité, s'étonnant même que "dans un établissement d'une telle importance, on ne fasse aucun reporting d'un poste de dépense" et estimant qu'il avait, à l'époque, avoir "la tête dans plein d'autres dossiers, plus importants".

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société chu de caen santé