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Caen: Expulsée par l'administration pénitentiaire, l'imprimerie Artec va fermer ses portes

Actuellement, quatre détenus travaillent à l'imprimerie située dans le centre pénitentiaire de Caen
Actuellement, quatre détenus travaillent à l'imprimerie située dans le centre pénitentiaire de Caen

Confrontée à des difficultés financières après que la Région ait décidé de ne plus lui accorder de subvention, l'Artec, une imprimerie de réinsertion pour les détenus, s'est récemment vue notifier un avis d'expulsion par l'administration pénitentiaire.

Par CM

C'est la fin d'une histoire de plus de 30 ans et d'une structure unique en France. Créée en 1985 grâce au garde des sceaux de l'époque, Robert Badinter, l'association Artec gérait une imprimerie qui permettaient aux détenus de préparer leur réinsertion en leur permettant de travailler au sein du centre pénitentiaire de Caen et de se former aux métiers de l'imprimerie. Depuis plusieurs mois, l'association était menacée de dépôt de bilan. La Région avait décidé cette année de ne plus lui verser de subvention: 44 000 € en moins dans le budget de l'Artec. Jean-Baptiste Delaby, son président, a lancé une cagnotte en ligne pour sauver la structure.

Mais celle-ci vient de subir un nouveau coup dur dont elle pourra difficilement se relever. L'administration pénitentiaire souhaite récupérer ses locaux et lui a récemment notifié sa décision d'expulsion de l'atelier de 180 m2.  L'Artec devra quitter les lieux d'ici le 10 décembre prochain. "Nous sommes contraints de préparer la cessation d'activités et la liquidation de nos moyens", explique Jean-Baptiste Delaby, dans un mail qu'il nous a adressé. 

Outre la fin des travaux d'impression, c'est aussi la fin d'un dispositif de formation et de réinsertion que signe cet avis d'expulsion. "Cela implique également (...) l'impossibilité de présenter en juin 2019 aux examens du Baccalauréat professionnel des industries graphiques les personnes qui ont obtenu leur brevet professionnel en juin de cette année", déplore le président de l'Artec. En 33 ans d'existence, l'association aura permis à plus d'une centaine de détenus de se former.

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