Calvados : le collectif de lutte contre les expulsions ouvre huit squats à Colombelles

Ce dimanche 27 septembre, l’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions a officialisé l’ouverture de huit squats dans des logements vouées à la destruction à Colombelles, non loin de Caen.

Près de 45 personnes dont 22 enfants ont été expulsés de ces logements mitoyens voués à la destruction, à Colombelles.
Près de 45 personnes dont 22 enfants ont été expulsés de ces logements mitoyens voués à la destruction, à Colombelles. © France 3 Normandie
"Aujourd’hui, on officialise l’occupation de 8 maisons vouées à la démolition que l’on occupe discrètement depuis jeudi dernier", explique un membre de l’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions contacté par nos soins, ce dimanche 27 septembre. Une réaction à l'expulsion des résidents en raison de la destruction prochaine des bâtiments. Au total, 11 familles sont concernées, soit près "de 45 personnes dont 22 enfants", précise-t-il.

Politiquement, cela fait longtemps que l’AG souhaite soutenir les personnes délogées et notamment celles qui veulent rester dans des maisons, des quartiers dans lesquels ils ont vécu presque toute leur vie. C'est ce qu'on retrouve à Colombelles avec des personnes âgées.

Membre de l’AG de lutte contre toutes les expulsions.

Des résidents souhaitent pouvoir faire valoir leur droit à un délai

Les logements gérés par le bailleur social doivent être rasés "pour la construction d’un ou plusieurs immeubles", soutient ce membre du collectif. Les résidents, pour la plupart résignés, demandent à ce que leur expulsion soit soumise à une procédure au tribunal afin de pouvoir s'attacher les services d'un avocat et de faire valoir leur droit à un délai.
Affiche revendicative accrochée par des résidents
Affiche revendicative accrochée par des résidents © France 3 Normandie
En attendant, des familles ayant été évacuées ces derniers mois de plusieurs squats caennais ont investi les lieux. "Ces familles sont dans la nécessité et n'ont pas d'autre choix que de squatter. D'autres familles vont sûrement les rejoindre", a notamment affirmé Régis Guillet, membre de l'AG de lutte contre toutes les expulsions au micro de France Bleu Normandie.
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