Covid-19 : "une positivité aux variants autour de 18% à Caen"

La traque des variants du Covid-19 est désormais une des conditions principales de la maîtrise d'une reprise de l'épidémie dans notre pays. Pour les biologistes, c'est une course contre-la-montre. En Normandie, cela passe par des analyses supplémentaires dans les laboratoires. 

En laboratoire, les analyses sont davantage poussées pour déterminer si les Normands positifs au Covid-19 sont contaminés par la souche initiale ou par l'un de ses variants.
En laboratoire, les analyses sont davantage poussées pour déterminer si les Normands positifs au Covid-19 sont contaminés par la souche initiale ou par l'un de ses variants. © Dylan Meiffret, MaxPPP

Ils sont britanniques, brésiliens ou sudafricains, les variants du Covid-19 se sont installés en France ces dernières semaines. La Normandie ne fait pas exception. Dans les laboratoires d'analyses, on pousse davantage les recherches pour déterminer si un patient positif est porteur de la souche initiale du virus, ou s'il a été contaminé par l'une de ses mutations. 

A Caen et ses alentours, le laboratoire des Carmes est chargé d'analyser les prélèvements. Ses conclusions sont sans appels. 

Nous avons trouvé une positivité aux alentours de 18% de nos PCR positif, positifs à un variant. Soit au variant britannique pour la majorité d'entre eux, soit aux variants brésiliens ou sud-africains.

Aymard Lecoeur, biologiste au Laboratoire des Carmes

Dans les faits, sur les 125 normands testés positif, 23 se révèlent porteurs de l'un des variants du Covid-19, soit environ quatre fois plus qu'il y a trois semaines. Ces analyses complémentaires sont en train de se systématiser dans tous les laboratoires de la région.

Du criblage au suivi plus poussé des contaminés

Dans un souci de rapidité, les professionnels privilégient une nouvelle méthode appelée "criblage", au détriment du "séquençage".

Le séquençage, c'est l'étude de l'ensemble du génome du virus qui permet d'identifier précisément tous les variants du virus en repérant les variations qui ont lieu sur le système génétique. Le criblage, lui, permet de se focaliser uniquement sur les trois variants, britanniques, brésiliens et sud-africains. 

Benoît Cottrelle, responsable du pôle veille et sécurité sanitaire en Normandie

Mieux connaître la présence d'un variant permettra d'agir plus efficacement. D'autant plus que de nouvelles mesures sanitaires ont été prises. Désormais, le malade est isolé, ses contacts testés mais aussi, et c'est nouveau, les contacts de ces contacts sont alertés afin de redoubler de précaution, et d'éviter au maximum une nouvelle flambée de l'épidémie. 

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