"Il faut mobiliser tous les supporters de la région". Privée de son stade, l'AG Caen recevra Guingamp à d'Ornano

Après plusieurs jours de tractations, parfois vives, l'AG Caen a réussi à obtenir ce qu'elle voulait : affronter Guingamp au stade d'Ornano. Alors qu'elle dispute le tout premier 8e tour de Coupe de France de son histoire, l'Avant-Garde exhorte la Normandie du football à l'encourager.

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L'AG Caen s'apprête à disputer un match historique. Pour la première fois, le club caennais est au 8e tour de Coupe de France, et il a tiré un sacré lot : l'En Avant Guingamp, pensionnaire de Ligue 2, vainqueur de deux des dix dernières éditions de la compétition. 

Compte tenu de l'écart de niveau entre les deux équipes - trois divisions - la rencontre doit se disputer à Caen, sur la pelouse synthétique du stade de Venoix, habituelle antre de l'Avant-Garde. Toutefois, ce ne sera pas possible. L'ancienne enceinte mythique du SMC est aujourd'hui bien vétuste. Selon la Préfecture, les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour accueillir un club professionnel comme Guingamp, et ses centaines de supporters. 

On nous dit que la capacité, c'est 1 200 places en tribunes, et 600 places sur l'esplanade entre la tribune et les grilles entourant le terrain. Mais s'il y'a un problème en tribune, comment fait-on pour évacuer ? Il n'y a qu'un seul accès ! 

Bruno Belas, président de l'AG Caen

200 supporters guingampais ont prévu de faire le déplacement, samedi 9 décembre, pour assister au match. Alors, depuis dix jours, le président de l'Avant-Garde se bat pour obtenir la possibilité de joueur au stade d'Ornano. Après de nombreuses tractations, parfois vives, il a finalement obtenu l'aval du SM Caen, gestionnaire de son enceinte. "Je remercie les dirigeants malherbistes, qui ont fait un pas vers nous, avec un effort financier, pour que nous puissions faire la grande fête que doit être ce match historique pour nous".

Toutefois, l'AG Caen n'est pas dans la même situation que Granville, Avranches ou Argentan en son temps. Son adversaire n'est pas l'OM, Paris ou Lens. Même si Guingamp a remporté deux des dix dernières Coupe de France, il ne devrait pas permettre de remplir d'Ornano. "Nous voulons faire 5 000 à 7 000 entrées", espère Bruno Belas.

Seulement dix jours pour mobiliser les supporters

Si le président de l'Avant-Garde est heureux de pouvoir jouer à d'Ornano, à prix dégriffé, il a aussi conscience qu'il va devoir rameuter des spectateurs dans les prochains jours. "Mercredi midi encore, on partait pour disputer le match à Guingamp, pas chez nous... On a perdu pas mal de temps à décider du stade où nous allions jouer, il faut tout mettre en place très rapidement pour la billetterie", se désole-t-il.

Bruno Belas exhorte désormais les fans de football de l'agglomération caennaise, et même au-delà, à venir assister au match contre Guingamp. "Nous devons mobiliser les supporters, la région. Habituellement, on est un club de second rang, mais ce jour-là, il faut que nous soyons le club numéro un de Caen!". 

Passé de 450 à 600 licenciés en deux ans, fidèle pensionnaire de N3 depuis cinq saisons, doté d'une section féminine forte, l'AG Caen entend bien faire grimper sa cote de sympathie. Pour cela, il n'aspire qu'à une chose : un exploit face à Guingamp, samedi 9 décembre, devant des milliers de supporters. 

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