Ligue 2. Caen veut "gagner à Dunkerque pour avoir les cartes en main" avant l'ultime match de la saison

Ce vendredi 10 mai 2024, le SM Caen se déplace à Dunkerque pour le compte de la 37e et avant-dernière journée de Ligue 2. 6e, à un point du Top 5, à deux de la 4e place, le club normand entend aller gagner dans le Nord, afin de maîtriser son destin lors de l'ultime match de la saison, le week-end prochain, contre Valenciennes.

Cap au Nord en cette fin de saison pour le drakkar malherbiste ! Avant de recevoir Valenciennes lors de la dernière journée de championnat, Nicolas Seube et ses joueurs affrontent Dunkerque, ce vendredi 10 mai, au stade Marcel Tribut. 

Alors qu'ils ne pointent qu'à une longueur du Paris FC (5e) et deux de Rodez (4e), les Caennais se déplacent dans le Nord avec la ferme intention de s'y imposer. "Les joueurs n’ont pas envie que le destin soit en notre défaveur. On n'est pas maître de notre destin, mais l'idée est d'avoir les cartes en main pour le dernier match contre Valenciennes, de rester en vie pour y croire jusqu'au bout", avance Nicolas Seube. Et pour cela, pas d'autre choix que de battre Dunkerque. 

Dunkerque, 2e meilleure équipe de L2 en 2024

Maintenus depuis le week-end dernier, les Nordistes pointent à la 16e place, mais leur classement est en trompe-l'œil. À la faveur d'un mercato hivernal XXL qui a vu huit joueurs débarquer, l'équipe a été transfigurée. La preuve par les chiffres : sur la phase retour, l'USLD a marqué 33 points soit 10 victoires, pour seulement 3 nuls et 4 défaites. Ce bilan place les Maritimes à la deuxième place du classement des matchs retour, derrière Saint-Etienne (36 points), et devant Auxerre (32), excusez du peu. 

Dunkerque est un adversaire redoutable, concède d'emblée Nicolas Seube, même si l'entraîneur souligne que les Nordistes sont moins performants à domicile. Toutefois, l'entraîneur caennais concède dans la foulée que son équipe à lui est moins en réussite à l'extérieur (3 défaites sur les 4 derniers déplacements).

Et même si son équipe n'a plus réussi à enchaîner deux succès de suite depuis début mars, le technicien malherbiste veut croire en sa bonne étoile, et en ses joueurs. 

Nos deux derniers matchs sont de très grande qualité. J’ai adoré la prise en main des choses contre Laval, et hormis la mauvais entame, on a fait 85 très bonnes minutes à Saint-Etienne. Notre équipe passe des paliers. Mes joueurs savent que pour que l’on puisse passer en barrages, il faut être à ce niveau là.

Nicolas Seube, entraîneur du SM Caen

Arrivé en cours de saison, alors que le SMC était redescendu à une dangereuse 16e place, Nicolas Seube mesure le chemin parcouru : "Si on finit 4e ou 5e, on aura remonté 12 places dans ce championnat". Mais le bout du chemin n'est pas encore arrivé. À l'abord des deux dernières difficultés, le coach caennais peut compter sur un effectif qu'il estime encore frais, même s'il sera amputé d'Ali Abdi, blessé au genou, et peut-être d'Anthony Mandréa, malade. 

Une fraîcheur décisive ?

"Je n'ai pas le sentiment qu’on soit en train de baisser mentalement et physiquement, constate Nicolas Seube. Les joueurs qui composent cette équipe n’ont quasiment qu’une demi-saison dans les jambes. Noé Lebreton, Didi Gaucho, Tidiam Gomis et Amine Salama n'ont véritablement joué qu'une demi-saison". La fraîcheur sera primordiale dans ce sprint final, et éventuellement lors des barrages si ces deux derniers matchs de la saison régulière sont bien négociés.

On a encore quelque chose à jouer, on y croit encore. Ces matchs de fin de saison sont ultra-positifs à jouer. J’aime quand il y a de l’enjeu, il faut en profiter au maximum.

Godson Kyeremeh, attaquant du SM Caen

Absent un mois, mais revenu de blessure pour les ultimes matchs de la saison, Godson Kyeremeh entend bien jouer un rôle décisif dans ces deux dernières rencontres. "Quand on joue des matchs comme ça, qu’on sait que les gens nous voyaient finis, et que la victoire nous rapprocherait du top 5, on se dit qu’il y a encore plus moyen, qu'il faut y croire", rapporte celui qui cumule 3 buts et 6 passes décisives en 32 matchs disputés.

Il loue le fait que le groupe malherbiste a toujours eu un état d’esprit irréprochable, "même quand ça a été compliqué, on a toujours été uni, ensemble. On n'a jamais lâché". Cette force de caractère, cet orgueil est une marque de fabrique caennaise cette saison. À l'image du but libérateur et victorieux de Bilal Brahimi le week-end dernier contre Laval (1-0, 84'). En Ligue 2, Caen est l'équipe qui marque le plus dans le dernier quart d'heure des matchs (17 buts, soit plus d'un tiers de son total de 46 buts inscrits). 

Avec Malherbe, rien n'est jamais perdu tant que le coup de sifflet final n'a pas retenti. Les joueurs le savent, les supporters aussi. Tous sont prêts à vibrer, ensembles, jusqu'au bout du bout de la saison. Et plus si affinité.

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