• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Manifestation des gilets jaunes à Cora : jusqu'à deux ans et demi de prison ferme pour un manifestant

Le tribunal correctionnel de Caen
Le tribunal correctionnel de Caen

Quatre hommes ont comparu ce vendredi 1er février devant le tribunal correctionnel de Caen pour des dégradations et des faits de violence perpétrés le 29 janvier dernier au centre commercial Cora lors d'une manifestation de gilets jaunes. L'un d'entre eux avait tenté d'incendier la station service.

Par CM

Les quatre hommes avaient été interpellés le 9 janvier dernier et étaient depuis en détention provisoire. Âgés de 20, 28, 31 et 40 ans, ils étaient poursuivis pour des dégradations et des violences aggravées contre personnes dépositaires de l'autorité publique, des faits commis le 29 décembre aux abords du centre commercial Cora, à Rots. Des peines de prison ferme allant jusqu'à trente mois ont été prononcés à leur encontre.

Lors de ce septième samedi de mobilisation des gilets jaunes, les manifestants avaient délaissé Mondeville 2, cible habituelle de leurs actions, pour mener une "action coup de poing" de l'autre côté de l'agglomération caennaise. Des affrontements avaient éclaté avec les gendarmes déployés sur le site. Aux jets de pierre des manifestants, les forces de l'ordre avaient répliqué avec du gaz lacrymogène. Plusieurs gendarmes avaient été blessés et leur véhicules avaient été endommagés. L'analyse de la vidéosurveillance et des témoignages ont également permis de révéler qu'un des quatre hommes mis en cause avait tenté d'incendier la station-service du centre commercial.

C'est ce dernier, soudeur de métier et âgé de 31 ans, qui a écopé de la peine la plus lourde: 30 mois de prison ferme. L'intervention d'un employé du centre commercial, qui a coupé l'alimentation en carburant, et celle d'un autre manifestant, qui a retenu "l'incendiaire", ont permis d'éviter le pire.

Les trois autres protagonistes du dossier ont été condamnés à des peines de 24 mois de prison avec des sursis allant de six à quinze mois pour le plus jeune d'entre eux.

Sur le même sujet

Eté 2019 dangereux à Acquigny (Eure)

Les + Lus