Mort d'un migrant dans un canal de Caen : le chef de meurtre non retenu, des peines de un à trois ans de prison

Trois hommes, âgés de 27 à 31 ans, comparaissaient depuis ce lundi pour meurtre et violence en réunion devant les assises du Calvados. La victime : un migrant somalien mort noyé en juillet 2016. Les trois accusés se rejetaient la responsabilité des faits.

Peu avant l'ouverture du procès, Maitre Claude Marand-Gombar, l'avocat d'un des accusés, estimait que le travail de la cour et des jurés serait "difficile" car "nous avons trois déclarations absolument incompatibles les unes avec les autres". Trois hommes, âgés de 27 à 31 ans, comparaissaient pour meurtre et violence en réunion. L'un des protagonistes était en détention provisoire. Les deux autres étaienten liberté sous contrôle judiciaire. Le 19 juillet 2016 au matin, le corps sans vie de Muse Ahmad Nuur, jeune homme de 28 ans de nationalité somalienne, a été repêché dans le canal Victor Hugo, qui relie l'Orne au canal principal, près de la salle du Cargö, à Caen. 

Les quatre années d'instruction ont démontré que la mort du jeune migrant n'avait rien d'accidentelle. En revanche, elles n'ont pas permis de déterminer précisément les responsabilités des trois protagonistes dans cette tragique affaire. Et les deux premiers jours d'audience non plus, comme l'a reconnu l'avocat général dans son réquisitoire, les trois hommes maintenant leurs versions des faits contradictoires tout au long du procès.

Ce qui n'a pas empêché les réquisitions de faire une distinction entre les trois hommes : 12 ans de réclusion pour H.Z, qui avait pris la fuite après les faits et avait été retrouvé ultérieurement dans une prison en Suisse, un an pour les deux autres protagonistes. 

Le verdict rendu par la cour d'assises ce mercredi soir est à l'image de l'affaire et du procès. Difficile de déterminer les responsabilités de chacun. Faute de preuve matérielle, les avocats de la défense avaient demandé l'acuqittement de leurs clients. Les trois individus ont été acquittés du chef de meurtre mais ont été reconnus coupables de faits de violence. La peine la plus lourde a été prononcée à l'encontre de l'homme actuellement en détention : trois ans de prison. Les deux autres ont écopé respectivement de trois ans de prison dont un avec sursis et un an de prison.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société