Mutafukaz : Orelsan, la voix d'Angelino, tente de survivre parmi les ombres

RUN présente Mutafukaz / © France 3 Normandie
RUN présente Mutafukaz / © France 3 Normandie

Cà y est, Mutafukaz le film adapté de la bande dessinée éponyme sort sur les écrans. Ce dessin animé interdit aux moins de 12 ans a conservé la violence et le graphisme d'origine. Normal, c'est Run, son créateur, qui le co-réalise. 

Par L.A.

Il aura fallu 8 ans à Run, le créateur de la BD Mutafukaz, pour mener à bien son projet de long métrage. Le film est interdit aux moins de 12 ans : normal pour Run qui s'adresse de toutes façons aux adultes et aux jeunes adultes à travers un univers très graphique où la violence reste présente. Ce film est pour lui "un petit miracle" car produit hors circuit, sans aide du CNC, sur fonds propres par la société de production Ankama. 

Orelsan et Gringe doublent les héros de Mutafukaz

"Quand j'ai entendu l'album d'Orelsan pour la première fois, j'étais déjà en train d'écrire l'adaptation et je cherchais des voix potentielles dans un coin de ma tête. Entre son timbre de voix et ses textes, j'ai trouvé que ce serait extrêmement cohérent pour le personnage d'Angelino" se souvient Run. Les deux hommes se sont ensuite revus, recroisés, en gardant toujours cette idée de doublage. "Les années ont passé et j'ai découvert Bloqués sur Canal+. J'avais l'impression de voir mes personnages sur le canapé. Avec Gringe, ça s'est fait de manière évidente".

Quelle est l'histoire de Mutafukaz ?

"C'est l'histoire de trois loosers qui tentent de survivre dans une mégalopole ultra hostile Dark Meat City" explique Run, le créateur de la BD Mutafukaz et co-réalisateur du film, "Angelino, au détour d'une livraison de pizza, a un accident de voiture et suite à cet accident, il voit des ombres étranges qui rodent dans la ville". Il se demande si ce sont des hallucinations ou des menaces réelles et si ce sont des menaces, quelles sont ses aptitudes à survivre ? 


A quel public s'adresse Mutafukaz ?

"Ca s'adresse à des mecs comme moi" estime Run ,"des gens qui ont grandi avec les mangas et les comics. Je vois des pères et des fils en dédicaces, les pères amènent les fils et sont tous les deux fans donc ça c'est super intéressant". "Je suis persuadé qu'il y a un public et encore une fois je m'adresse à des mecs comme moi avec un regard un peu métissé sur la culture et l'animation"

 

 

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