Procès du dopage à Caen: 6 mois de prison ferme et 20 000 euros d'amende requis contre Bernard Sainz

Bernard Sainz ce mardi au tribunal correctionnel de Caen
Bernard Sainz ce mardi au tribunal correctionnel de Caen

11 personnes comparaissent depuis ce mardi matin devant le tribunal correction de Caen pour des faits de dopage commis entre 2007 et 2010. Parmi elles, Bernard Sainz, surnommé "Docteur Mabuse".

Par CM et FT

Bernard Sainz sera-t-il condamné une seconde fois pour dopage. Contrairement à ce que nous vous disions, comme plusieurs de nos confrères, le "Docteur Mabuse" du cylcisme a bel et bien été condamné pour dopage. C'est ce qu'a rappelé le président du tribunal correctionnel de Caen ce mardi à l'audience. Selon le site cyclisme-dopage, cette condamnation date de 2008 et a été confirmé par la cour de cassation en 2015.

Dans l'affaire jugé par le tribunal correctionnel de Caen, il lui est reproché d'avoir fourni des protocoles de dopage, des conseils sur l'utilisation d'EPO et/ou d'hormones de croissance à des coureurs amateurs notamment à Fabien Taillefer et Stephane Belot, décédé en 2014. Une peine de 6 mois de prison ferme et 20 000 euros d'amende a été requise ce mardi au tribunal correctionnel de Caen à l'encontre de celui qui se revendique "naturopathe".

Outre Bernard Sainz, dix autres personnes sont impliquées dans ce dossier. Parmi elles, des coureurs comme le Caennais Fabien Taillefer. Cet ancien grand espoir du cyclisme français a reconnu s'être dopé et avoir acheté et revendu des produits dopants. Il a raconté son histoire à C Sports. Une peine de 4 mois d'emprisonnement avec sursis a été requise à son encontre. Paul-Mickaël Mentheour et Roman Chan Tsin, deux autres coureurs mais toujours licenciés, risquent de 5 à 8 mois de prison et 3 ans d'interdiction de compétition.

Deux professionnels du monde médical figurent également parmi les prévenus: le pharmacien calvadosien Abdellah Al Saidi qui a fourni les produits dopants et Jean-Paul Lefèvre, médecin généraliste à Flers, qui a délivré des ordonnances, sans consultation, pour la délivrance de produits dopants ( corticoïdes....) et délivré des attestations pour l'infiltration de corticoïdes à Stephane Belot, ancien coureur amateur qui a avoué s'être dopé, décédé en 2014. Une peine de 12 mois d'emprisonnement avec sursis ont été requis contre ces deux protagonistes du dossier ainsi qu'une interdiction d'exercer pendant cinq ans à l'encontre du médecin.



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