SM Caen. Nicolas Seube : "Bassette a le potentiel et les qualités du projet que l'on veut mener"

Avant de se rendre à Clairefontaine pour une semaine de formation au diplôme d'entraîneur professionnel de football, Nicolas Seube a pris le temps de répondre aux médias. L'occasion pour nous de revenir sur le Top 5 manqué d'un rien, de tirer un bilan et de se projeter sur son ambition et ses envies pour sa première véritable saison sur le banc du SM Caen.

Bonjour Nicolas, comment allez-vous à l'issue de ce sprint final éreintant ? Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois sur le banc du SM Caen ?

Ça va très bien. On vient de faire une demi-saison bien remplie. On a réussi à rectifier le tir, mais malheureusement, on échoue à un point des barrages. Mais bon, on va retenir essentiellement le positif : avec 42 points pris en 23 matchs, 13 victoires, ça reste un bilan positif. L'expérience de cette année servira forcément pour l'avenir. Maintenant, je pense qu'une réelle première saison avec Nicolas Seube commencera le 1er juillet. 

Y'a-t-il d'énormes regrets de ne pas avoir accroché ne serait-ce que la 5e place ?

Je pense que l'équipe avait le potentiel pour finir dans le Top 5. Malgré les onze matchs sans victoire, cette équipe-là a réussi à relever la tête. Au-delà de ça, on a eu espoir de l'atteindre ce top 5, on y a même été quelques fois. Il y a forcément des regrets, puisqu'on a eu que 23 journées pour l'atteindre, et que le championnat était très ouvert. Quand je reprends le projet, ni Saint-Etienne, ni le Paris FC, ni Rodez ne figurait dans le Top 5. Finalement, il y avait la place pour y arriver. Dans mon esprit de compétition, ça restera un échec puisqu'on n'a pas atteint cet objectif. 

Quels joueurs vous ont bluffé sur vos six mois sur le banc ?

Bluffé est peut-être un grand mot, mais en tout cas, il y a des joueurs qui ont progressé et grandement évolué. Je pense à Didi Gaucho et Noé Lebreton, qui participaient peu aux matchs des professionnels, qui avait peu d'expérience à ce niveau-là, et qui aujourd'hui ont mis tout le monde d'accord. Surtout qu'ils ont performé tout le temps. Performer de temps en temps, c'est une chose, être régulier en est une autre. C'est de bon augure pour la suite, maintenant il faut demander confirmation et c'est peut-être là que ça va se complexifier. 

Hountondji et Sylla ont été prêtés, et ont fini à une quinzaine de buts chacun. C'est rageant ?

Je me dis que c'est dommage qu'ils ne soient pas restés chez nous. Maintenant, pour Andreas Hountondji, en toute honnêteté, peut-être que j'aurais décidé la même chose. Il me semblait important qu'il prenne du temps de jeu, qu'il puisse gravir des étapes. Moussa Sylla, c'est un dossier différent, je pense que j'aurais pris plus de temps avec ce garçon-là parce qu'il remplissait toutes les commandes que je demande à ce poste-là : vitesse, percussion, capacité de finir et de passer. De par son expérience et le fait qu'il soit moins jeune qu'Andreas, on aurait pris le temps de travailler avec lui. Pour ce qui est de Samuel Essende, je pense que j'aurais pris la même décision de ne pas le garder, même s'il prouve qu'il est un joueur qui peut marquer beaucoup de buts. 

Est-ce que Norman a la volonté de revenir dans notre club ? S'il faut donner un dernier coup de collier pour le faire revenir, je le ferai sans problème.

Nicolas Seube, entraîneur du SM Caen

Autre joueur prêté, que vous connaissez bien : Norman Bassette. Avez-vous envie de l'avoir la saison prochaine ?

Je n'ai pas discuté avec lui. Est-ce qu'il a la volonté de revenir dans notre club ? Il a le potentiel et les capacités du projet que l'on veut mener. C'est quelqu'un qui est capable de finir les actions, qui est rapide, qui attaque le but, qui est généreux, donc il remplit beaucoup de cases. Si demain il a le souhait de rester, on va travailler avec. Il offre une autre possibilité sur la ligne d'attaque. Je laisse faire les dirigeants pour l'instant mais s'il faut donner un dernier coup de collier pour le faire revenir, je le ferai sans problème. Maintenant, j'ai envie d'avoir des joueurs pleinement investis dans le projet, qui ont l'envie de défendre ces couleurs-là. 

Pierre-Antoine Capton a estimé récemment qu'il serait encore prématuré de viser la montée l'an prochain. Et vous, quelle est votre ambition ?

Je suis partisan de prendre des risques et d'annoncer les choses, donc moi j'ai envie qu'on remonte en Ligue 1 le plus rapidement possible, c'est une certitude. Il faut mettre une pression récurrente sur les joueurs, parce qu'ils ont tendance à s'endormir de manière naturelle. Je leur ai mis la pression d'atteindre le top 5, et on n'est pas passé loin. Il faut qu'on ait un noyau dur de 16 à 18 joueurs en capacité de pouvoir performer à ce niveau-là.

Mais je prends aussi l'exemple de club qui ont des finances moindres que les nôtres, comme Rodez ou Pau qui font des championnats plus qu'honorables par rapport à leur potentiel. L'idée est qu'il faut qu'on soit intelligent, malin, sur nos pouvoirs financiers. Si on travaille intelligemment, qu'on est capable d'avoir une équipe compétitive, même si sur le papier au départ on se dit "ouais, pas sûr que ça suffise"... Ça c'est mon travail. Je suis intimement convaincu qu'une travaillant comme on le fait, en gardant l'état d'esprit et en ajoutant de l'intensité, on peut aller tout en haut. 

Aurez-vous les moyens de vos ambitions dès cet été ? 

Je sais où je veux aller, je sais comment y aller, et ce qu'il faut pour y aller. C'est une force que j'ai en moi parce que j'ai connu ça, dans ce club-là. J'ai eu la chance de réaliser quatre montées, donc je sais ce qu'il faut pour aller en Ligue 1. Maintenant, est-ce que tout va être aligné pour que ce cahier des charges soit respecté ? Il y aura peut-être des couacs mais on va faire avec. Les dirigeants vont me dire "ça c'est possible, ça, c'est pas possible". Eh bien avec ça, il faudra arriver à performer, c'est ma ligne directrice. 

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