Coronavirus et confinement : rien ne va plus pour les casinos normands

Les casinos normands peuvent tirer un trait sur les revenus d'avril, mai et juin. / © France Télévisions
Les casinos normands peuvent tirer un trait sur les revenus d'avril, mai et juin. / © France Télévisions

Les casinos aussi souffrent des conséquences économiques du confinement. Jusqu'à 2 millions d'euros de manque à gagner en un mois pour certains. C'est aussi un manque à gagner pour les communes.

Par A.P.

Si pour le début de ces vacances de Pâques certains ont pu rejoindre leur résidence secondaire, ils ne pourront pas profiter de la plage... ni des casinos !

Depuis le Tréport, la ville la plus au Nord, jusqu'a Bagnoles-de-l'Orne pour les communes les plus au sud, les 22 casinos de Normandie sont désormais fermés et ont déjà perdu beaucoup d'argent depuis le début du confinement.
 
Reportage : L.Marvyle, M.Michel, B.Odolant

Un manque à gagner pour les communes

Pour les municipalités, ces fermetures représentent un manque à gagner très important. Toutes sont d'accord, il faut tirer un trait sur les revenus d'avril, mai et juin 2020. 

Pour Saint-Aubin-sur-Mer, par exemple, la perte s'élève environ à 120.000 euros soit 3% du budget annuel de la commune. 

A Yport, en Seine-Maritime, le maire Alain Charpi précise que son budget sera plombé de 99.000 euros pour ce trimestre de fermeture, soit un peu plus de 8% des finances communales sur 12 mois.
  

A Deauville, jusqu'à 2 millions d'euros de manque à gagner

A Deauville, le 10e établissement dans le classement des casinos en France, on n'est plus du tout sur la même échelle de chiffres. Le casino est une locomotive pour toute l'économie touristique de la ville.

Pour le mois de mars, la perte tournera autour de 800.000 euros, 1 million et demi pour avril et environ 2 millions pour mai. Et il n'y a pas de tour de passe-passe magique pour compenser la chute.
 
La perte du casino de Deauville est estimée à 2 millions d'euros au mois de mai. / © France Télévisions
La perte du casino de Deauville est estimée à 2 millions d'euros au mois de mai. / © France Télévisions

"Pour une ville, il n'y a pas de possibilité d'assurance de perte d'exploitation. Nous sommes déjà au travail pour tenter de restructurer un nouveau budget que l'on va faire évoluer en fonction du temps de confinement. Mais la ville, c'est comme une entreprise.", commente Philippe Augier, maire de Deauville.

Mais plus que la manière employée pour compenser, c'est l'après-crise qui inquiète les maires. Comment sauver la saison estivale si la sortie du confinement se fait de façon étalée ? Quelles actions pourront être sauvées pendant l'été ? C'est bien dès aujourd'hui que le redémarrage doit être compensé et anticipé.

A défaut qu'ils s'appellent Barrière, Partouche ou qu'ils soient indépendants, les casinos comme les communes se retrouveront face à un ravin infranchissable.

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus