"The Nest" avec Jude Law est le grand vainqueur du 46e festival de Deauville

Carton plein pour "The Nest" à Deauville. Ce thriller réalisé par Sean Durkin a raflé samedi soir le Grand Prix du jury, le prix du jury de la Révélation ainsi que le Prix de la critique.

Vanessa Paradis, président du jury du 46e festival du cinéma américain de Deauville
Vanessa Paradis, président du jury du 46e festival du cinéma américain de Deauville © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
C'est le grand vainqueur de la soirée. A Deauville, "The Nest", réalisé par Sean Durkin a quasiment tout raflé.. La présidente du principal jury de la compétition, Vanessa Paradis, a salué "un thriller oppressant, une fable sur le délitement d'une famille portée par une élégance de sa mise en scène et deux acteurs d'exception", Carrie Coon ("The Leftovers", "Gone girl" de David Fincher) et Jude Law. 
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Retour sur le 46e festival de Deauville
  
Le film a reçu le Grand Prix du jury, le prix du jury de la Révélation ex-æquo avec, pour la mise en scène, "The Assistant" (premier film de Kitty Green, sur le harcèlement au travail) ainsi que le Prix de la critique. "The Nest" est le deuxième film du Canadien Sean Durkin, qui avait remporté en 2011 le Prix du meilleur réalisateur au festival Sundance pour "Martha Marcy May Marlène".
    
Le long-métrage conte l'histoire de Rory, un ancien courtier devenu un ambitieux entrepreneur, qui convainc Allison, son épouse, et leurs deux enfants, de quitter le confort d'une banlieue cossue des États Unis pour s'installer en Angleterre, son pays de naissance. Persuadé d'y faire fortune, le personnage principal loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais l'espoir d'un lucratif nouveau départ s'évanouit rapidement et l'isolement fissure peu à peu l'équilibre familial. 
Bande-annonce The Nest
    

Les femmes en force

Le Prix du jury présidé par Vanessa Paradis revient ex-æquo à "First Cow", une relecture du western centrée sur l'amitié entre deux hommes signée Kelly Reichardt, figure du cinéma américain indépendant (film sélectionné également à Berlin en février), et à "Lorelei", premier film de la Britannique Sabrina Doyle. 
Bande-annonce "First cow"
    
"Les femmes au cinéma sont soit des putains, soit des mères parfaites. Je voulais montrer une femme qui n'est pas parfaite, qui a ses propres rêves. Je voulais montrer que c'est possible d'être un homme pas traditionnel, un nouveau type d'homme, un nouveau type de femme", a déclaré mercredi Sabrina Doyle à Deauville. Quinze films étaient en compétition dont huit signés par des femmes.
   
Le Prix du public de la Ville de Deauville a été attribué à "Uncle Frank" d'Alan Ball, le scénariste d'American Beauty, pour lequel il a remporté un oscar en 2000, et créateur de la série "Six feet under". Son deuxième film raconte l'histoire d'un universitaire de New York qui cache son homosexualité à sa famille et qu'un décès oblige à retourner auprès des siens.
 
Bande-annonce "Uncle Franck"

 La croisette sur les planches 

 "Last words" de Jonathan Nossiter, avec Charlotte Rampling, ne remporte aucun prix alors qu'il était sélectionné à la fois à Deauville et à Cannes.  Installé en Italie, le réalisateur de "Mondovino" était un des deux seuls réalisateurs américains à avoir fait le déplacement à Deauville dans un contexte de crise sanitaire.

Cette 46e édition du festival normand a été marquée par la présentation de neuf des 52 films sélectionnés à Cannes dont l'édition 2020 a été annulée. Parmi les films cannois abondamment applaudis, "A good man" de Marie-Castille Mention-Schaar avec Noémie Merlant, "Les Deux Alfred" de Bruno Podalydès avec Sandrine Kiberlain, Denis et Bruno Podalydès, "ADN" de Maïwen avec Louis Garrel et Fanny Ardant, ou "Rouge" de Farid Bentoumi.
 
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Maïwen présente ADN au festival de Deauville
 

French cinema   

En la quasi absence d'Américains, ce sont des stars françaises qui ont attiré les photographes: Benoît Poelvoorde, Maïwen, Pio Marmaï, Bruno Podalydès, Lucas Belvaux, Louis Garrel, Vincent Lacoste, Noémie Merlant, Zita Hanrot, Céline Sallette, Sami Bouajila ou Luana Bajrami.
Pio Marmaï et Benoit Poelvoorde au festival de Deauville
Pio Marmaï et Benoit Poelvoorde au festival de Deauville © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
    
Acteurs, réalisateurs et spectateurs ont été nombreux à souligner leur plaisir à retrouver avec le festival des salles de cinéma souvent pleines dans la limite des jauges anti-Covid. La capacité d'accueil de la principale salle du festival a été réduite de 1.500 à mille places. Les organisateurs du festival, qui a démarré le 5 septembre et se termine dimanche, annonçaient samedi 38.000 spectateurs contre 60.000 les années passées.
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