Lisieux: suspectées d'esclavage moderne, les “travailleuses missionnaires” remerciées

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A Lisieux, les  "travailleuses missionnaires ", association laîque qui gérait une hotellerie pour les pélerins, vient de voir sa convention non renouvelée par le sanctuaire. Une mesure qui intervient moins de 2 ans après le dépôt d'une plainte contre l'association pour esclavage moderne.

Par Stéphanie Potay

Les travailleuses missionnaires ne reviendront pas à l'Ermitage Sainte-Thérèse. Actuellement en fermeture hivernale, l'hôtellerie du sanctuaire de Lisieux changera de gestionnaire.
Officiellement, il s'agit seulement du non-renouvellement d'une convention.
Mais il semble bien qu'après le dépôt début 2015 d'une plainte pour esclavage moderne par l'une de ses anciennes membres,
les autorités catholiques préférent s'éloigner de l'association laîque Donum Dei.



Aujourd'hui une dizaine de plaintes a été regroupée auprès du tribunal d'Epinal, dans les Vosges.
Recrutées en Afrique et en Asie, ces femmes affirment avoir été obligées de travailler plus de 16 heures par jour sans salaire.
Pour l'association Avref qui les accompagne, l'affaire ne doit pas s'arrêter là .


En attendant, au sanctuaire, à partir du mois de mars prochain l'accueil des pélerins sera confié à une congrégation déjà présente sur le site, l'institut des servantes de Sainte-Thérèse-de-l'enfant-Jésus.
De quoi, selon les autorités catholiques, clarifier les conditions de travail de l'hôtellerie religieuse.

Reportage Erwan de Miniac et Guillaume Le Gouic: 

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