La SNCF condamnée en appel et au pénal pour la mort de Justine fauchée par un train

Publié le Mis à jour le
Écrit par Alexandra Huctin .

Huit ans après le drame, la cour d'appel de Caen condamne, ce vendredi 27 avril 2018, SNCF Mobilités sur le plan pénal. En première instance, le tribunal avait prononcé la relaxe. Justine a été fauchée par un train en Juillet 2010 à la halte ferroviaire d'Audrieu, dans le Calvados. 

C'était un arrêt très attendu par la maman de Justine. Sa fille, alors âgée de 17 ans, a été fauchée par un train en Juillet 2010. Elle venait de descendre du train à la halte ferroviaire d'Audrieu, et traversait sur un passage plancher. Aujourd'hui des travaux d'amélioration ont eté réalisé et c'est bien une passerelle qui a été installée, plus sécurisante.

La SNCF condamnée après avoir été relaxée en première instance

La cour d'appel de Caen condamne donc SNCF Mobilité à 50 000 euros d'amende ce vendredi 27 avril 2018. A l'annonce de la condamnation, la maman de Justine se dit juste "soulagée". Depuis le début, elle attend que les responsabilités de la SNCF soient établies.

" Ma fille n'a pas été imprudente. elle ne méritait pas de mourir alors qu'elle traversait sur la voie réservée aux piétons. Les trains arrivent de plus en plus vite (...) Avec d'autres familles de victimes, on se dit qu'il faut faire bouger les choses pour obliger la SNCF à plus de sécurité", explique t-elle au bord des larmes en évoquant, sa fille Justine, qui "aurait 26 ans aujourd'hui."



Vidéo France3 Normandie <<< Au tribunal, ce 27 avril 2018, la maman de Justine répond à la presse au bord des larmes, après l'annonce de l'arrêt tant attendu après 8 ans de bataille judiciaire.


Une condamnation qui reconnaît une faute de SNCF Mobilités sur le plan civil et pénal



L'arrêt qui est composé de plusieurs pages relèverait donc l'homicide involontaire pour imprudence, ce que précisément la famille espérait. La cour d'appel de Caen reconnaît ce 27 avril 2018, dans son arrêt, la responsabilité de la SNCF sur le plan civil mais aussi sur le plan pénal. Ce qui veut bien dire qu'il y a eu infraction de la part de SNCF mobilités, nous explique Gabriel Sibout, l'avocat de la famille de Justine.

Mais le feuilleton judiciaire n'est peut-être pas terminé. la SNCF a encore la possibilité de se pourvoir en cassation.



Vidéo France 3 Normandie <<< Gabriel Sibout, l'avocat de la famille nous explique sa lecture de l'arrêt qui reconnaît bien qu'il y a eu infraction de la part de SNCF Mobilités. Une victoire pour toutes les familles de victime qui n'attendent pas de l'argent mais des responsabilités établies.



En première instance, la relaxe avait été prononcé pour SNCF Mobilité : 





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