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A la sucrerie de Cagny, la négociation du plan social a “mal” démarré selon les syndicats

Le groupe allemand Südzucker souhaite ne conserver que huit des 82 salariés de la sucrerie de Cagny
Le groupe allemand Südzucker souhaite ne conserver que huit des 82 salariés de la sucrerie de Cagny

Le groupe allemand Südzucker souhaite fermer en 2020 trois de ses sites en France, dont la sucrerie Saint-Louis de Cagny dans le Calvados; Les négociations du plan de sauvegarde de l'emploi ont réellement débuté ce mardi 30 avril. La direction veut aller vite.

Par CM

"J'en suis à ma quinzième négociation de plan social et je crois qu'on a jamais aussi mal démarré les réunions : trois supensions de séance en trois heures pour ne pas se mettre d'accord sur une date de calendrier, ça présage de mauvaises négociations", a déclaré ce jeudi matin à notre équipe Loïc Touzé, délégué FO du site Saint-Louis Sucre Cagny. Deux jours plus tôt (mardi 30 avril), les représentants du personnel et la direction de Saint-Louis se sont mis autour de la table pour débuter les négociations du plan de sauvegarde pour l'emploi.
 

L'enjeu: l'avenir des 123 personnes (dont 74 dans le Calvados) occupant les postes que la branche française du groupe allemand Südzucker veut supprimer dans l'hexagone. avant même les conditions de départ ou les éventuelles mutations des personnels concernés, le bras de fer avec la direction porte sur le calendrier car celle-ci souhaite aller vite. "La direction maintient les dates du 16 et du 25 juillet pour finir la procédure et rendre un avis sauf qu'en sucrerie, tous les salariés et les représentants du personnel sont en congés payés en juillet. On a demandé, comme la loi le permet, de prolonger d'un mois le calendrier mais on s'est confronté à un refus catgéorique de l'entreprise qui menace même d'empêcher les représentants du personnel de prendre leurs congés payés", affirme Loïc Touzé.
 
A la sucrerie de Cagny, la négociation du plan social a "mal" démarré selon les syndicats
Reportage de Jérôme Ragueneau et Marianne Cazaux
 

Un projet de reprise présenté le 15 mai

Ces négociations pourraient ne pas aboutir, si une autre option est retenue, celle des producteurs de betterrave. Le 27 mars dernier, lors de la visite du ministre de l'agriculture à Cagny,  le président Confédération Générale des planteurs de Betteraves (CGB) déclarait : "on a la possibilité, techniquement et financièrement de reprendre l'outil, de reprendre la main sur notre avenir avec un prix minimum garanti et un retour sur investissement de l'ordre du raisonnable". Ce projet de coopérative a bien évidemment la faveur des salariés. "La coopérative rachètera les sucreries de Cagny et d'Eppeville (Somme) ce qui fait que les salariés resteront en intégralité sur le site", déclare Loïc Touzé. 

Joint par téléphone, Patrcik Dechaufour, le président de la CGB Calvados, Orne et Sarthe confirme que le projet doit être finalisé ce vendredi et être adressé, dans la foulée, aux Régions concernées, aux banques et à l'Etat. Avant une recontre avec la direction du groupe allemand Südzucker à Strasbourg programmée le 15 mai prochain. Reste à voir maintenant si l'industriel a changé d'avis car, jusqu'à présent, il a toujours rejeté une telle option. Pour faire pression, les betteraviers et les salariés ont prévu de manifester le 7 mai devant l'amabassade d'Allemagne à Paris.

Marion, a écrit une chanson sur l'air de Bernard Lavillier Travailler encore, en soutien aux "mains de Cagny":


 

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