La CFDT dénonce une nouvelle agression à bord du train Paris-Cherbourg

Un contrôleur a été agressé verbalement par une mère de famille ce dimanche dans le train aussrant la liaison entre Paris et Cherbourg. A l'automne 2015, un tel incident avait entraîné un mouvement de grève des cheminots réclamant d'avantage de moyens pour assurer leur sécurité.

C'est pour la CFDT-Cheminots la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Selon le syndicat, des incidents de ce type se sont répétés tout au long de l'été dans les trains normands. Dimanche dernier, c'est le secrétaire général de l'organisation qui a été violemment pris à parti dans l'exercice de ses fonctions (Agent du Service Commercial Trains) à bord du train Intercité 3312 assurant la liaison entre Paris et Cherbourg.

Une mère de famille a, selon le syndicat, abondamment insulté le contrôleur alors que celui-ci la verbalisait pour "voyage sans titre de transport". Après avoir tenté de calmer la passagère, l'agent de la SNCF aurait décidé de ne pas répondre à ses insultes et de s'éloigner.

Une fois à l'écart, il aurait établi un second PV pour "Outrage à Agent assermenté" avant d'être rattrappé dans une autre voiture par la cliente mécontente. "La voyageuse le poursuit dans la voiture contigüe et devient hystérique répétant une vingtaine de fois: je vais te tuer!", raconte le communiqué de la CFDT Cheminots. Des voyageurs de la SNCF ont dû intervenir pour prendre la défense du contrôleur. Accueillie par les forces de l'ordre à son arrivée à la gare Saint-Lazarre, la personne finira par s'excuser.

Suite à cet incident, l'organisation syndicale compte déposer la semaine prochaine une "Demande de Concertation immédiate" afin "d'obtenir, en urgence, des écoles de contrôleurs Normands". La CFDT indique qu'elle réclame depuis longtemps "la présence de 2 ASCT sur tous les Corails Intercités pour des raisons de sécurité, sûreté et responsabilités". Lors de l'incident survenu ce dimanche à bord du Paris-Caen-Cherbourg, le contrôleur était seul à bord d'un train complet, indique le syndicat dans un communiqué.

En novembre 2015, un mouvement de grève avait été lancé suite à l'agression d'une contrôleuse sur cette ligne. A l'époque déjà, le syndicat CGT dénonçait le sous-effectif et la multiplication de ce type d'incidents à bord des trains. L'agresseur avait été condamné à 4 mois de prison ferme.