COVID-19 situation toujours très fragile en Normandie à la mi-avril 2021

L'Agence régionale de santé de Normandie appelle à la prudence et  annonce des taux d’incidence toujours élevés dans les départements du Calvados, de la Manche, de l'Orne, de l'Eure et de la Seine-Maritime.

Un patient Covid dans un hôpital normand -Archives
Un patient Covid dans un hôpital normand -Archives © Stéphane L'Hôte / France Télévisions (image extraite d'une vidéo)

L'ARS-Normandie, dans son point de situation du 20 avril, évoque une situation sanitaire encore préoccupante, même si l'on enregistre une diminution de l'incidence au niveau régional avec une baisse de -12 %  au cours des deux dernières semaines.

Mais attention, l'évolution des données "est  difficilement interprétable" précise l'ARS, "du fait de la chute du volume de dépistage liée au lundi de Pâques. L’évolution du taux d’incidence présentée ici correspond à l’évolution observée entre la semaine du 29/03 au 4/04 et celle du 11 au 17/04."

Un taux d'incidence qui varie selon les départements

Si l'évolution du taux d’incidence est globalement en baisse de 12% sur l'ensemble du territoire normand, ce taux varie cependant en fonction des départements : l’Orne est le seul département à enregistrer une hausse : + 8,1 %, tandis que pour l’Eure on observe la baisse la plus importante :  - 25,2 %.

La situation en Normandie reste donc très fragile avec des taux d’incidence toujours élevés dans les 5 départements et des situations très différentes d’un département à l’autre. Au vu de la situation, l'ARS-Normandie indique qu'il  "faut donc rester extrêmement prudent, d’autant que la pression sur le système hospitalier est toujours très importante et que le taux de positivité continue de progresser."

© ARS-Normandie

Forte tension dans les hôpitaux normands

A la date du 19 avril 2021, les hospitalisations, bien qu’en diminution, induisent toujours une très forte tension sur le système hospitalier : 1516 personnes sont hospitalisées pour COVID-19 (contre 1 588 le 12/04 : - 72) dont 226 personnes COVID+ en réanimation et soins critiques (contre 233 le 12/04 : - 7).

La tension hospitalière liée spécifiquement au COVID, qui correspond au taux moyen d’occupation des lits de réanimation par des patients atteints de COVID-19 par rapport à la capacité initiale en réanimation, atteint 94,2% (contre 97,1 % au 13 avril).

Des renforts demandés dans les hôpitaux

Pour pouvoir faire face à l’afflux constant de patients covid, les hôpitaux normands doivent faire appel à des renforts.  Pour cela une cellule dédiée "à l’appui au renfort en ressources humaines" est active au sein de l’Agence régionale de santé de Normandie et est mobilisée 7 jours sur 7 pour accompagner les établissements hospitaliers. Les professionnels de santé en activité ou retraités volontaires peuvent se faire connaître sur le site  renfortrh.solidarites 

Le virus circule beaucoup en Normandie

Le taux de positivité continue d’augmenter et atteint 9,63 % (source SpF - contre 8,79 % lors du dernier point de situation), ce qui témoigne d’une circulation virale toujours active sur le territoire.  C'est pourquoi les autorités de santé rappellent le message  "Tester, Alerter, Protéger" et incitent les normands  à aller se faire dépister.

L’ARS-Normandie rappelle que le dépistage reste l’une des meilleures armes pour lutter contre la propagation du virus, en permettant le repérage précoce des cas Covid+ et leur mise à l’abri, pour limiter les risques de transmission.

Des opérations mobiles de dépistage  sont déployées dans la région en complément de l’offre existante. Au moindre doute, avec ou sans symptôme, toute personne qui souhaite se faire tester est invitée à se présenter munie de sa carte d'identité et de sa carte vitale, sur les sites de dépistage proposés en Normandie. Toutes les opérations en cours ou à venir sont accessibles sur le site de l’ARS Normandie 

© ARS-Normandie

Variants
Les opérations de dépistage (test PCR criblés) ont permis d'établir que le variant britannique est majoritairement présent (à 75,3%).

Clusters
Concernant les foyers de contamination (les "clusters") L'ARS en totalise 159 en Normandie : 22 dans les départements de l'Eure, du Calvados, de la Manche et de l'Orne. Et parmi les 71 "clusters" du département de la Seine-Maritime, 26 sont situés en milieu professionnel.

Vaccination anti-Covid en Normandie

La campagne de vaccination se poursuit en Normandie avec (à la date du 19 avril)  959.038 injections effectuées (702.053 primo injections et 256.985 secondes injections) :

La campagne s’accélère en avril
Depuis le 12 avril, la vaccination est étendue à toutes les personnes de 55 ans et plus sans conditions particulières : au 19 avril, 32 % des 55-69 ans ont eu l’injection de la première dose. Des plages de rendez-vous pour les 60 ans et plus sont ouvertes dans les centres de vaccination depuis le 16 avril.

Le grand public éligible peut désormais se faire vacciner en fonction des situations :

Dans un contexte d’augmentation de l’approvisionnement en doses, l’ARS et les préfectures avec les professionnels, les établissements de santé et les collectivités territoriales mettent en œuvre de nouvelles organisations, au regard des capacités vaccinales existantes, pour accueillir un public plus important dans de bonnes conditions, avec :

Faciliter la vaccination de certains professionnels de plus de 55 ans considérés comme plus exposés au virus
A la suite de la mise en place partout en France d’un accès facilité à la vaccination de certains professionnels, âgés de plus de 55 ans, considérés comme plus exposés au virus, des créneaux de vaccination, dédiés à ces publics, sont mis en place depuis le week-end dernier en Normandie. Ce sont ainsi 874 professionnels éligibles qui ont pu être vaccinés samedi et dimanche avec le vaccin AstraZeneca.

Les professionnels de plus de 55 ans concernés sont les suivants : les professeurs des écoles, collèges, lycées ; les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) ; les agents au contact des élèves en école, collège, lycée ; les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) ; les professionnels de la petite enfance – dont les assistants maternels ; les professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse et les professionnels de la protection de l’enfance ; les policiers nationaux et municipaux ; les gendarmes ; les surveillants pénitentiaires ; les douaniers de la branche surveillance.

► Retrouvez les sites de vaccination, ainsi que les modalités d’accès et de prise de RDV par département sur le site internet de l’ARS Normandie.

Parallèlement, ces professionnels peuvent aussi continuer, dans le cadre du droit commun, à se faire vacciner en ville, grâce à la mobilisation des professionnels de santé. Lorsqu’ils ont plus de 60 ans, ils sont également éligibles à la vaccination en centres de vaccination par Pfizer et Moderna.

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