EPR de Flamanville : Des militants de Greenpeace se sont introduits pour bloquer le chantier

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Écrit par Marion Chevalet

Des militants de Greenpeace se sont introduits pour bloquer le chantier. Sept d'entre eux ont été arrêtés, dont le directeur général de Greenpeace France.

Depuis 5h15 ce matin, une quinzaine de militants de Greenpeace a bloqué l'EPR de Flamanville (Manche). Les activistes se sont divisés en deux groupes : sept d'entre eux se sont introduits sur le site. Les autres ont bloqué l'accès des deux entrées de véhicules.

L'accès piéton de l'EPR est resté libre, mais les employés arrivés sur site ce matin n'ont pas été autorisés à se rendre sur leur lieu de travail

"L'irresponsabilité" des candidats pro-nucléaires à la présidentielle

La camionnette de Greenpeace arborait des pancartes "Nucléaire: Macron irresponsable" et "+ d'EPR + de fiascos". Les militants de l'ONG de défense de l'environnement se sont aussi enchaînés à d'immenses trépieds métalliques. 

Crédits : Marie Saint-Jours / France Télévisions

Les sept militants qui ont réussi à s'introduire sur le site se sont affichés avec une banderole "Nucléaire : Macron irresponsable".

7 arrestations et plusieurs interpellations

Ils ont été arrêtés environ une heure après leur intrusion. Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, fait parti d'entre-eux. 

Le parquet de Cherbourg a aussi confirmé la tenue de plusieurs interpellations, sans plus de précisions.

L'action de l'ONG vise à dénoncer "l'irresponsabilité" des candidats pro-nucléaires à la présidentielle, a annoncé sur place une porte-parole de Greenpeace. 

Outre le président sortant, l'ONG a ensuite précisé qu'elle ciblait plus précisément la candidate RN Marine Le Pen ainsi qu'Eric Zemmour (Reconquête!), Valérie Pécresse (LR) et le communiste Fabien Roussel.

Un lieu symbolique 

L'EPR de Flamanville n'a pas été choisi par hasard. Lancé fin 2007, le chantier normand cumule 11 ans de retard. La mise sur le réseau devrait avoir lieu en 2023.

Ce n'est pas tout. La facture du chantier ne cesse d'augmenter. Selon EDF, le coût est monté à 12,7 milliards selon EDF alors que la facture annoncée en 2006 était de "seulement" 3,3 milliards d'euros. La Cour des comptes a, quant à elle,  estimé la facture à 19 milliards en 2020

Greenpeace France avait déjà demandé en début d'année "un moratoire" sur les travaux, "afin de conduire une évaluation en toute indépendance de la viabilité des réacteurs nucléaires EPR".