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Dans l'Eure et la Seine Maritime, près de 3 personnes sur 5 ont un poids excessif

19,2% des hauts-normands de plus de 18 ans sont obèses. / © VANDERLEI ALMEIDA / AFP
19,2% des hauts-normands de plus de 18 ans sont obèses. / © VANDERLEI ALMEIDA / AFP

Une étude effectuée auprès de médecins généralistes en 2001, 2008 et 2016 permet d'en savoir plus sur le surpoids dans la région.

Par Véronique Arnould

Pour mieux cerner les populations concernées
Une étude Normanut a été mise en place auprès de médecins généralistes et de patients volontaires dans les départements de l’Eure et de la Seine-Maritime. L’étude portée par l’ARS, le CHU de Rouen et l’OR2S a été conduite en 2001, 2008 et 2016. Les résultats de 2016 viennent de paraître.

Les résultats
Dans les départements de Seine-Maritime et de l’Eure, le surpoids concerne 42 % des hommes et 30 % des femmes vue en médecine générale. Les chiffres interpellent d’autant plus que plus d’un quart des hommes et une femme sur cinq vus dans les cabinets des médecins généralistes sont obèses. De plus, l’obésité abdominale, déterminée à partir du tour de taille3, est plus fréquemment observée que l’obésité globale et concerne deux tiers des hommes comme des femmes.

Recommandations peu suivies
Les résultats de l’enquête montrent que les recommandations nutritionnelles sont loin d’être suivies. Par exemple, la pratique d’une activité physique régulière est déclarée seulement par un tiers des patients. Seule une personne sur dix déclare manger au moins 5 fois des fruits et légumes par jour, comme recommandé.

Erreur d'appréciation
Par ailleurs, l’appréciation de sa propre corpulence peut également s’avérer décalée avec la réalité. Près de la moitié des personnes n’estime pas correctement leur corpulence. En effet, 41 % des personnes en surpoids et 10 % des personnes obèses s’estiment être de corpulence « normale ».

Une clef : le sport sur ordonnance ?
La prescription médicale du sport est désormais possible, la députée seinomarine et ancienne ministre des Sports Valérie Fourneyron a fait voter le 28 novembre dernier un amendement au projet de loi sur la modernisation du système de santé autorisant la prescription médicale de l'activité physique et sportive si elle est encadrée.

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