Carambolage de l'A13 : Le chauffeur du camion mis en examen pour homicide involontaire

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A Evreux, le chauffeur du poids lourd présumé responsable du carambolage sur l'A13 évoque "un trou noir" et a été mis en examen par le Parquet pour homicide involontaire.

En fin de matinée ce jeudi 27 octobre 2022, Rémi Coutin, le procureur d'Evreux, dans une conférence de presse a confirmé l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre du conducteur de poids lourds impliqué dans l'accident sur l'A13 ce mardi 25 octobre. Un accident qui avait couté la vie à un gendarme de la brigade de Rennes, âgé de 47 ans et père de 4 enfants.

Dès sa sortie de l'hôpital, le chauffeur mis en cause avait été placé en garde à vue pour 48 heures.

Admis dans le bureau du juge d'instruction en milieu d'après midi, il a été ensuite mis en examen pour les infractions d'homicide involontaire par conducteur, blessures involontaires par conducteur avec incapacités totales de travail supérieures et inférieures à 3 mois. 

D'après les enquêteurs et selon le témoignage de ce conducteur entendu à plusieurs reprises, une faute d'imprudence ou d'inattention pourrait être une des explications les plus vraisemblables à ce drame. 

Le chauffeur du camion invoque "un trou noir"  

"Le chauffeur serait pour l'instant toujours dans un trou noir et dans l'incapacité de se souvenir exactement des minutes qui ont précédées et suivies l'accident. Impossible de se rappeler ce qu'il s'est exactement passé sur les lieux , il nous laisse supposer qu'il a fait un malaise ou s'est carrément endormi au volant à l'instant où il est arrivé sur les lieux."

Rémi Coutin, Procureur de la République d'Evreux

Une hypothèse dont l'enquête devra déterminer les causes, si elle s'avère exacte. 

A ce jour, aucune trace de stupéfiants ni d'alcool n'ont été détectées dans le sang du jeune chauffeur de 21 ans. 

Suite à l'analyse du disque chronotachygraphe de son véhicule, il aurait aussi bien respecté ses temps de pause et de conduite imposés et n'aurait pas non plus commis d'excès de vitesse. Il circulait apparemment à 94 km/h au moment de l'impact et aucun élément de distraction type écran ou téléphone ne semblerait être impliqué. 

Le procureur insiste donc à ce stade de l'enquête sur l'hypothèse d'un endormissement subit du chauffeur de poids lourds. Il devrait être prochainement soumis à l'examen d'un médecin expert. 

Un casier judiciaire vierge 

Suite à sa mise en examen, le parquet d'Evreux a sollicité son placement sous contrôle judiciaire. Son casier judiciaire était pour l'instant vierge et aucun autre élément défavorable à son encontre n'a pour l'instant été relevé. Il lui est également interdit de reconduire un poids lourd et d'exercer à nouveau la profession de chauffeur routier. Tous ses déplacements hors du territoire national devront être signalés au juge d'instruction. 

En plus, une information judiciaire contre X est également ouverte pour tenter de savoir si un autre événement ou d'autres personnes auraient pu avoir des incidences sur cet accident, voire même le provoquer. 

Quand aux circonstances exactes du drame, il apparaitrait bien, au vu des premiers éléments de l'enquête en cours que tous les véhicules de gendarmerie impliqués, ainsi que la dépanneuse, étaient en stationnement sur la bande d'arrêt d'urgence. Ils auraient été projetés sur la chaussée de circulation par le choc de l'impact. 

Selon un automobiliste témoin de la scène, la signalisation était aussi bien visible 150 mètres avant l'accident. 

Le deuxième gendarme blessé dans l'accident serait toujours hospitalisé dans un état grave.   

 

  

 

 

 

 

 

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