VIDEO. Mouches, rats et mauvaises odeurs : les riverains excédés par les nuisances d'un élevage industriel de poules

Les habitants d'un village de l'Eure n'en peuvent plus. Leur quotidien est fortement impacté par des odeurs pestilentielles, l'invasion de mouches et parfois de rats. Un élevage industriel de poules situé à proximité est à l'origine de ces nuisances.

"C'est juste insupportable, on n'en peut plus" résume Béatrice Mauceri pour parler de son quotidien. Chez elle, impossible de profiter de l'extérieur car de "terribles odeurs " empestent en permanence.

Et à l'intérieur de la maison, ce n'est guère mieux, Béatrice est envahie de mouches.

"Les mouches tombent dans la tasse à café, on doit manger avec des cloches au-dessus de l'assiette.... bref c'est permanent"

Béatrice Mauceri, habitante d'Autheuil-Authouillet

 L'habitante de la commune d'Autheuil-Authouillet se bat aussi pour ne pas être envahie par les rats.

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Dans l'Eure, des habitants du village d'Autheuil-Authouillet voient l'été arriver mais ne savent pas s'ils pourront laisser leurs fenêtres ouvertes ou profiter de leurs jardins. Ils sont les voisins d'un élevage industriel de poules. Les mouches, poussières de fientes et rats sont des nuisances insupportables. ©N. Marot-Saféris/ P. Cornily/ France Télévisions

La septuagénaire a dû revoir la décoration de son domicile et s'est munie de tout un attirail de rubans adhésifs anti-mouches, de pièges à rats et de moustiquaires pour tenter d'améliorer sa situation. "Je dépense entre 300 et 400 euros par mois pour acheter tout ça" déplore Béatrice.

Pur ces riverains, es nuisances proviennnent de la Ferme d'Autheuil LIOT, un élevage industriel de 400 000 poules situé à 70 mètres de son domicile.

Béatrice et son mari habitent leur maison depuis 2007. A ce moment-là, la présence voisine de l'élevage n'engendre pas de telles nuisances. La ferme s'est aggrandie et a quadruplé de taille en quelques années, passant de 100 000 à 400 000 poules en 2009. 

Les nuisances sont plus ou moins fortes selon les périodes, mais selon Béatrice Mauceri, elles auraient tendance à s'aggraver depuis la fin d'année 2022. "On peut supporter ces nuisances quelques temps mais pas en permanence, ce n'est pas une vie..." déplore Béatrice.  

Plusieurs riverains excédés tentent de se mobiliser pour que cette situation cesse. L'association La sauvegarde de l'environnement de Gaillon apporte son soutien pour rentrer en communication avec les élus mais "ça traine depuis 2018" s'exaspère Bernard Defillon, le président de l'association.