Violences conjugales : l'application “bodyguard” prochainement testée à Val de Reuil

© France 3 Normandie, Hervé Colosio
© France 3 Normandie, Hervé Colosio

Une nouvelle application numérique permet en un clic de prévenir son entourage en cas de violences conjugales. Téléchargeable, gratuite et géolocalisée, "bodyguard" est une déclinaison accessible à tous du téléphone "grave danger". 

Par Myriam Libert

Les femmes victimes de violences conjugales pourront bientôt compter sur un garde du corps virtuel et numérique.
"Bodyguard" se télécharge facilement et gratuitement, et se propose d'être un relai entre les femmes violentées et leur entourage.
Une situation dégénère? Un clic et vous donnez l'alerte à vos proches qui vous géolocalisent dans l'instant. 
L'application sera testée dans quelques semaines à Val de Reuil, avant d'être généralisée à toute la France.

Trois niveaux d'alerte

Vert, orange ou rouge, la couleur choisie indique le degré de gravité de la situation et la réaction attendue de l'entourage.
Au préalable, la victime potentielle s'est constituée un réseau d'aidants qui peuvent être des amis, des membres de sa famille ou une association d'entraide.
Les aidants ont été formés pour connaitre la marche à suivre et alerter les secours, police ou pompiers.

Objets connectés

Parce qu'un téléphone est un objet personnel, il est souvent sujet de discorde ou de chantage.
Le département de l'Eure qui teste l'application "bodyguard" réfléchit donc à l'associer à un autre objet connecté, une sorte de clé usb que la potentielle victime porte sur elle. Un geste, et les secours sont alertés.
L'objet est payant, et le département de l'Eure en a déjà acheté une centaine pour le distribuer et le tester.
 
L'application "bodyguard" testée dans l'Eure
Avec les interventions de 
  • Emmanuelle Jordat, co conceptrice de l'application
  • Hubert Mattia, directeur du CIDFF, Centre d'Information des Droits des Femmes et de la Famille de l'Eure
  • Application Airdvig bodyguard à télécharger

Téléphone "grave danger"

Dans l'Eure, 7 femmes disposent d'un téléphone "grave danger" relié à la police et à une plateforme d'appel, alors que plus de 600 femmes fréquentent le CIDFF -Centre d'Information des Droits des Femmes et de la Famille- dans ce département. 
Le téléphone "grave danger" n'est octroyé à la victime de violences conjugales que sur décision de justice.
Ces nouvelles applications numériques et autres objets connectés sont donc devenus des aides précieuses pour toutes les femmes qui se sentent en danger.

3919

Rappelons aussi que le 3919 est la plateforme téléphonique d'accueil des victimes de violences conjugales.
Une campagne de communication commence cette semaine pour faire connaitre cette plateforme, où une vingtaine d'écoutantes orientent les appelantes vers des associations d'aide aux victimes.



 

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