Fécamp : les amateurs de sports nautiques demandent un assouplissement des règles du confinement

Les surfers, nageurs, kayakistes n'ont plus accés à la mer depuis ce deuxième confinement, alors que le concept de "plages dynamiques" les y autorisaient lors du premier confinement. Ils ont dénoncé cette incohérence ce week-end sur tout le littoral français. Rencontre avec des amateurs fécampois. 
© Olivier Flavien, FTV
A Fécamp ce dimanche, la mer était un plan d'eau étale, une surface idéale pour pratiquer le paddle ou le kayak. 
Une trentaine de surfers, véliplanchistes, kayakistes, nageurs se sont retrouvés sur la plage avec leur planche, mais sans intention hélas de pratiquer leur sport.
Depuis le 30 octobre, date du deuxième confinement, les sports nautiques pratiqués en amateur ne sont plus autorisés sur le littoral français.
Un arrêté préfectoral interdit la pratique des activités nautiques, de plaisance ou de plongée à l'exception des sportifs de haut niveaux, des universitaires des sections sportives et des scolaires. 
Navigation de commerce et pêche peuvent aussi continuer leurs activités.

Ces dispositions visent à "lutter contre la propagation du coronavirus en restreignant tous les déplacements non indispensables, et à préserver les moyens de secours en mer pour les dédier à d'éventuelles interventions sanitaires liées à l'épidémie en cours".
 
Les amateurs de sports nautiques demandent un assouplissement des règles du confinement ©France 3 Normandie

Une restriction que les amateurs de sports nautiques peinent à comprendre, d'autant que le premier confinement avait donné lieu au principe de "plages dynaniques" qui autorisaient l'accès à la mer.

En allant dans un milieu naturel et un espace où l'on risque de croiser très peu de monde, ça ne représente vraiment aucun danger. Le seul moment où l'on croise des gens c'est sur le parking en arrivant sur le lieu de pratique !

Thomas Daumail, surfer et véliplanchiste fécampois

D'autant qu'à cette période de l'année, ceux qui se mettent à l'eau sont peu nombreux, et qu'il est très simple d'appliquer les gestes barrières.

Les sports individuels de plein air autorisés

Seuls les sports individuels de plein air sont autorisés, si l'on respecte le temps concédé, une heure, et la limite géographique d'un kilomètre autour du domicile.
C'est donc le cas du cyclisme, de la course à pied ou de la randonnée.
Les amateurs de sports nautiques ont le sentiment de rentrer aussi dans cette catégorie, d'autant plus que les sports nautiques nécessitent par nature un éloignement entre les pratiquants.

Les mesures de l'Etat incitent à des pratiques sportives seul et en plein air pour lutter contre la propagation du virus et on y répond dans nos pratiques. Que ce soit en kite, en surf, en kayak ou à la nage, on répond à ces directives là.

Gaëtan Delerue, kite surfer fécampois

Ce matin là à Fécamp, une poignée de nageurs prenaient tout de même leur bain, transgressant allègrement l'interdiction.
Les amateurs de sports nautiques demandent donc un assouplissement des règles, avec la possibilité de retrouver leurs activités en mer, dans un temps suffisant pour pratiquer leur sport.
Ces sportifs rappellent aussi les bienfaits de l'activité physique sur le moral, et le nombre très faible d'accidents qui nécessiteraient l'intervention de moyens de secours.
En attendant un hypothétique assouplissement des règles, il faut ranger les planches et les combinaisons de surf, même si la saison des vagues en Normandie a déjà commencé.
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