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Hervé Morin: premier président de la Normandie réunifiée

Hervé Morin en meeting / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Hervé Morin en meeting / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Hervé Morin candidat pour la liste UDI, les Républicains, Modem a remporté le scrutin régional avec 36,43% des voix devant Nicolas Mayer-Rossignol (36,08%). Le centriste a martelé pendant toute sa campagne que le conseil régional de la future Normandie réunifiée devait être à Caen.

Par F3BN

Après une soirée pleine de suspense, le résultat  a enfin été officialisé en Normandie. A 20 heures, Nicolas Mayer-Rossignol et Hervé Morin, étaient au coude à coude, avec chacun 36,5% des voix. Puis, le candidat socialiste a devancé son adversaire de droite, avant que ce dernier ne repasse en tête dans le sprint final du dépouillement. 



Hervé Morin, ancien ministre de la Défense et député de l'Eure, s'est distingué de son adversaire socialiste notamment sur la question de la capitale de la future Normandie réunifiée. "Pour l'UDI et l'UMP, le conseil régional sera à Caen, plus centrale, mieux desservie, plus accessible" avait-il déclaré dans les colonnes de nos confères de Ouest-France, Hervé Morin, en avril 2015 (voir notre article), sans se démentir depuis. L'homme âgé de 54 ans est pourtant d'origine haut-normande.


Un Haut-Normand qui prend son envol dans l'Eure

Hervé Morin est né à à Pont-Audemer dans l'Eure le 17 août 1961. En 1989, il occupe son premier poste en tant que politique. Il devient conseiller municipal d'Epaignes dans ce département, puis il est élu en tant que maire en 1995. En 1995, il est le conseiller de François Léotard puis il est élu député dans la troisième circonscription de l'Eure en 1998.


L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

Comme l'avaient souligné nos confrères de l'Opinion, sa passion c'est le cheval. Il est à la tête d'un haras à Saint-Sylvestre-de-Cormeilles en Haute-Normandie. Il compte 4 salariés et 22 juments. Ainsi, notre consoeur, Caroline Vigoureux, raconte que jusqu'à ses 18 ans, le député de l'UDI voulait élever des bovins et que son père lui avait interdit de devenir président. La journaliste affirme que parfois l'homme politique nettoie ses 22 chevaux le dimanche matin. S'il a arrêté de pratiquer l'équitation il y a vingt ans, il préfère le monde des pur-sang, "un cheval qui ne se monte pas" précise-t-il à l'auteure de l'article. Chaque mois d'août, il se rend à Deauville, aux ventes de yearling, des poulains haut-de-gamme et  court les hippodromes. 

Un centriste: du Modem de Bayrou à L'UDI

Hervé Morin est resté centriste tout en changeant de parti et de chef de file à plusieurs reprises. Sur le site internet du journal Le Point, on peut parcourir sa fiche du regard et remarquer les quelques dates qui jalonnent sa vie politique. Il prend la direction de l'UDF à l'Assemblée Nationale de 2002 à 2007. En 2007, il soutient François Bayrou, à l'occasion de l'élection présidentielle. Son candidat essuie une défaite mais il accepte tout de même un poste ministre de la défense au gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Il quitte son poste en novembre 2010. Pendant la même période de temps, il fonde le Nouveau Centre. En 2007, il s'oppose au MoDem de François Bayrou. En 2012, le nouveau centre intègre l'UDI (Union des Démocrates et Indépendants) à l'initiative de Jean-Louis Borloo. A la fin du mois juin 2014, il candidate pour la présidence de l'UDI mais il échoue. Tête de liste UDI/Les Républicains pour les régionales de 2015, il remporte les élections et devient le premier président du Conseil régional de Normandie.


La réaction d'Hervé Morin sur notre antenne ce soir


Son tweet de remerciement aux électeurs




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