Honeywell : table ronde à Caen

Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées devant la préfecture.

En marge de la table ronde organisée par le préfet du Calvados, les salariés de Condé-sur-Noireau ont manifesté à l'appel de l'intersyndicale devant la préfecture.

Tout le monde veut croire que l'usine Honeywell peut encore être sauvée, mais personne ne se berce d'illusions.

Trois bus de salariés ont fait la route entre Condé et Caen cependant pour dire aux dirigeants de Honeywell qu'ils veulent garder leur usine et leur travail.

Le préfet a réuni ce mardi les élus de la région et de la commune, les syndicats de l'entreprise et ses dirigeants, le directeur du site et celui des relations sociales.

Ces derniers sont prêts à entendre les contre-propositions qu'élus et salariés veulent leur faire, mais le préfet attend aussi leurs explications quant à la fermeture du site et la délocalisation de l'activité vers la Roumanie.

Dans une déclaration préalable, Didier Lallement a rappelé quelques règles de base aux responsables du groupe américain.

Il a commencé par rappelé la position de l'Etat telle qu'elle a été clairement exprimée par le ministre de l'Industrie Eric Besson. A savoir que la France condamne la fermeture de l'usine de Condé-sur-Noireau alors que dans le même temps, le groupe Honeywell a annoncé, "sans véritable concertation préalable avec les parties prenantes, son intention de construire un nouveau site de production en Roumanie".


Didier Lallement a rappelé ensuite que les difficultés invoquées par un employeur pour fermer un site industriel doivent être "réelles et sérieuses et ne peuvent résulter de la simple volonté de l'employeur de faire des économies". Ou encore que la loi ne permet pas de licencier des salariés pour motif économique "par simple volonté de l'employeur de fermer un site industriel".

La réunion devait durer une heure de 15h00à 16h00, mais à 17h30, elle n'est toujours pas terminée.




Dans le même temps, les commerçants de Condé ont baissé leurs rideaux en signe de solidarité, comme cette boucherie. 


 

Les commerces, mais aussi les services administratifs, les banques, la mairie et même les supermarchés ont suivi cette opération ville morte. Certaines boutiques ont même fermé tout l'après-midi.




Sur le site de Honeywell, les grilles étaient fermées. Les salariés ont symboliquement planté des croix en face l’usine.