INTERVIEW. Dans son nouveau film, le célèbre escroc Christophe Rocancourt se livre sur ses origines normandes

La presse française l'a surnommé pendant des années l'escroc des stars. La vie du Normand Christophe Rocancourt intrigue et passionne encore. Son destin hors du commun est racontée dans un long-métrage "Rocancourt, le film" sorti le 3 avril.

La vie tumultueuse de Christophe Rocancourt sur grand écran...  pourtant son destin a été raconté des dizaines de fois, dans des films et des livres. Mais ce dernier long-métrage est d'un nouveau genre cinématographique mêlant le documentaire, le film d’action, le thriller, et l’interview spontanée.

Christophe Rocancourt et son producteur étaient invités sur le plateau d'ICI 12/13 ce mardi 9 avril sur France 3 Normandie et ont répondu à nos questions : 

France 3 Normandie : Pourquoi un film de plus ?

Christophe Rocancourt : C'était intéressant de faire un film avec ce côté normand, car je suis extrêmement attaché à cette région. C'est un film beaucoup plus intimiste où je pouvais me livrer. Le temps est passé, on parle d'une histoire qui a plus de vingt ans, je ne suis plus le même homme aujourd'hui.

La Normandie, c'est la particularité de ce film ?

David Serero, producteur du film : On ne peut pas comprendre qui est Christophe Rocancourt sans passer par la Normandie. C'est une histoire normande, elle démarre dans cette région et elle finira dans cette région. C'est un parcours de vie extraordinaire.

Dans ce film, on entre dans l'intimité de Christophe Rocancourt pour savoir ce qu'il se passe dans sa tête et c'est cela qui est beau.

C'est un film qui mêle de l'action et des interviews spontanées de Christophe Rocancourt... C'est un format inédit ?

David Serero : Oui. Cela permet d'appréhender qui est Christophe, qui a plusieurs facettes. Il y a de l'action, du thriller, de la rédemption, de l'intimité. J'ai voulu réaliser un film qui lui ressemble.

Vous, Christophe, vous trouvez que ce film vous ressemble ?

Christophe Rocancourt : Oui, ce film m'a plu et je suis content du résultat !

Vous parlez de votre fierté normande, mais on a le sentiment que vous avez tenté d'échapper à vos origines sociales...

Christophe Rocancourt : Je n'ai jamais essayé d'échapper à mes origines normandes, je suis très fier d'être Normand. Mes origines sociales, c'est un autre débat... Évidemment, j'ai tout fait pour sortir de mes conditions sociales et heureusement que je m'en suis sorti.

Une séquence du film est émouvante, celle où vous allez sur la tombe de votre père...

Christophe Rocancourt : Quand on voit son nom sur une tombe, on sait que l'on va finir là. Mon père était un docker, il vivait dans des conditions misérables. Je pense que j'ai fait quelque chose de notre nom et aujourd'hui, je pense que le résultat n'est pas si mal.

Le film est visible dans une trentaine de salles en France, c'était difficile de convaincre les salles de projection ?

David Serero : Oui, certaines salles ont du mal à comprendre cette rédemption absolument extraordinaire de Christophe. Elles ont du mal à comprendre qu'une personne ait pu passer par ce type d'histoires rocambolesques.

Certaines ont pu montrer une réticence, mais c'est toujours le public qui gagne !

Une rencontre dans la soirée

Christophe Rocancourt sera à Rouen au Kinepolis ce mardi 9 avril pour présenter son film et rencontrer le public.

Voici l'entretien complet qu'il a accordé à France Normandie (propos recueillis par Angèle De Vecchi).

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Christophe Rocancourt sur le plateau de France 3 Normandie ©France TV