Journées nationales d'action contre l'illettrisme : les actions en Normandie

Comment espérer accéder au numérique quand la lecture fait déjà défaut ? Les journées nationales d'action contre l'illettrisme, qui se déroulent du 5 au 19 septembre, mettent l'accent sur cette contradiction. De nombreuses actions sont prévues en Normandie

"Pour que le numérique profite à tous, mobilisons-nous contre l’illettrisme !"

Tel est le mot d’ordre des journées nationales d’action contre l’illettrisme qui se tient du 5 au 10 septembre 2016.
Pour les 2 500 000 personnes qui ne maîtrisent pas ces savoirs essentiels, chaque écran représente une barrière qui isole progressivement.

L’illettrisme en Normandie  

Selon les données des Journées Défense Citoyenneté de 2011, concernant alors la Basse-Normandie, 4,2 % des jeunes de 17 ans avaient été repérés en situation d’illettrisme, soit 738 jeunes. Un taux qui passe à 6,3 % pour le département de l’Orne soit 215 jeunes cette année-là.

Une extension régionale de l’enquête " Information et Vie Quotidienne" menée la même année (2011) a permis pour la première fois de disposer de données sur la situation en Haute-Normandie :
86 000 haut-normands de 16 à 65 ans qui ont été scolarisés en France, soit 8 %, sont en situation d’illettrisme. Soit 1 point de plus que la moyenne nationale.

Les journées d’action contre l’illettrisme du 5 au 10 septembre en Normandie

Le Réseau de la Formation de Base est constitué de onze organismes qui proposent d'organiser sur les trois départements bas-normands des rencontres autour de thématiques variées : le compte personnel de formation, le levier culturel, illettrisme et entreprise, illettrisme et collectivités locales, le socle de connaissance et de compétences professionnelles...

A Rouen, une journée portes ouvertes du CREFOR est prévue le 8 septembre 2015 afin de présenter ses ressources documentaires sur la problématique de l'illettrisme.

Cliquer ICI pour télécharger le programme de la 3 ème édition des journées d'action contre l'illettrisme

Thierry Lepaon, Président de l'agence de préfiguration Française pour la cohésion sociale     

Thierry Lepaon, l’ancien leader de la CGT est depuis le 28 juillet dernier à la tête de l’agence de préfiguration française pour la cohésion sociale. Il a été missionné par le Premier ministre pour réfléchir à une nouvelle politique en faveur de la lutte contre l’illétrisme.
A l’occasion de la semaine d’action nationale contre l’illétrisme, il a accordé un entretien à Franck Besnier.

Une Interview au cours de laquelle il évoque son combat en faveur des quelques de 3 millions de Français de l’héxagone et d’outre mer concerné par l’illétrisme. Thierry Lepaon évoque également sa nouvelle fonction, deux ans après la tempête médiatique provoquée par l’affaire de son appartement et de son bureau parisien. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une recasage politique même si il reconnait sa sympathie pour  l’ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron, « un homme de qualité qui sait écouter les gens, un ministre avec qui il a eu l’occasion de s’engueuler mais qui faisait avancer les choses ».
Pour lui, C’est «une page de 40 ans » de sa vie qui s’est tourné, il a démissionné de la CGT cet été, il garde des contacts avec certains militants et refuse de se prononcer sur le travail de son successeur Philippe Martinez car il sait trop « combien il est difficile de diriger un syndicat comme la CGT ».
©F3 Normandie

 

Qu’est-ce que l’illettrisme ?
On parle d’illettrisme quand une personne ne maîtrise pas les compétences de base nécessaires à la lecture, l'écriture et au calcul pour être autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne.

Cela peut être :
  • écrire un message,
  • comprendre la notice de médicament,
  • utiliser un distributeur automatique de billets,
  • lire un plan.
L’illettrisme est un problème encore trop souvent sous-estimé parce qu’invisible. Il reste encore trop souvent tabou parce qu’il n’est pas facile d’en parler avec les personnes concernées. Il est synonyme de gêne, de dépendance et parfois de honte.

(Source  ANCLI)