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L’immigration en Normandie : britannique à l’ouest, africaine à l’est (selon l’Insee)

Ouverte sur le monde, avec son littoral et ses ports, la Normandie se serait pourtant pas une terre d’immigration. Selon l’Insee, elle se plaçait en 2010 au 11ème rang des 13 régions françaises actuelles avec 3,7% d’immigrés, juste devant la Bretagne (2,9%) et les Pays de la Loire (2,8%). 
Archive : tentes de migrants à Dieppe
Archive : tentes de migrants à Dieppe © France 3 Normandie

La Normandie : terre d'accueil ?

En 2010, la Normandie représentait 5,3% de la population française et ne concentrait que 2,2% des immigrés vivant en France .
En chiffres bruts, la Normandie comptait 120.000 immigrés pour 3.312.000 habitants. A titre de comparaison, l’Ile de France accueillait 2,2 millions d’immigrés soit 17,7% de sa population. 

Surtout dans les grandes agglomérations

Comme ailleurs en France, les immigrés étaient majoritairement concentrés dans les agglomérations. Le quart d’entre eux vivait même dans les trois principales villes stricto sensu : Rouen (10.600, soit 9,5% de la population), Le Havre (13.064, 7,5%) et Caen (7.104, 6,6%).
Relativement faible, le nombre d’immigrés a progressé, de 1968 à 2010, quatre fois plus vite que l’ensemble de la population dans l’ex-Haute-Normandie. Dans l’ex-Basse-Normandie, le rythme était encore plus soutenu (six fois) alors qu’il n’était que de 1,5 fois supérieur dans l’ensemble de la France de province.

Des séniors britanniques à l'Ouest de la région

Depuis 1980, l’ouest de la région se distingue par une immigration d’origine britannique "guidée avant tout par un choix résidentiel", selon l’Insee. Ces immigrés, souvent seniors, sont attirés "par les conditions de vie qu’offre le territoire". Entre 2003 et 2008, ces Britanniques représentaient 30% des nouveaux entrants en Basse-Normandie loin devant les Algériens (6%), les Marocains (5%) et les Turcs (4%). Seuls le Limousin, Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées affichaient des taux supérieurs.

Immigration africaine à l'Est de la région

En revanche, dans l’est de la région historiquement industrielle et portuaire, les immigrés restent très majoritairement des travailleurs, en provenance d’Afrique, le plus souvent. Entre 2003 et 2008, les Algériens arrivaient en tête avec les Marocains (12%) devant les Turcs (5%) et les Sénégalais (4%).
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