Cherbourg-en-Cotentin : le mémorial départemental de la Shoah et des Justes inauguré

Une cérémonie très sécurisée était organisée ce 4 octobre 2020 à Cherbourg-en-Contentin pour inaugurer le mémorial de la Shoah et des Justes. Un monument dédié à la mémoire des juifs manchois assassinés ou déportés durant la Seconde Guerre mondiale et des Justes parmi les nations de la Manche.
Seuls des familles, des élus, des officiels et des scolaires du département ayant contribué au travail de mémoire étaient présents ce dimanche, place de la République à Cherbourg-en-Contentin, pour assister à l'inauguration du Mémorial départemental de la Shoah et des Justes parmi les Nations. 

Le monument, réalisé par la plasticienne Nadine Portier, a été dévoilé en milieu d'après-midi. On peut y lire les noms des 99 Juifs manchois assassinés ou déportés durant la Seconde guerre mondiale et des 36 Justes parmi les Nations du département.

La mémoire et l'Histoire sont deux choses qu'on ne peut pas séparer

Olivier Jouault, professeur d'Histoire et l'un des instigateurs du Mémorial


Ce mémorial est le fruit d'une initiative portée depuis neuf ans par différentes générations d'élèves du collège Gambetta de Carentan. "Je suis fier de pouvoir transmettre la mémoire. Ça ne fait que 70 ans que ça s'est passé. Ce n'est pas très vieux et pourtant, j'ai l'impression que l'on oublie déjà. La Manche, on est peut-être le département le plus touché avec le débarquement. Honorer leur mémoire et ce qu'ils ont fait, c'est très important" souligne Emma Catherine, collégienne impliquée dans ce travail de mémoire. 
"Ça représente le courage qu'il a fallu à ces gens-là pour aider et protéger les Juifs. C'est la forme physique de leur courage, la preuve qu'ils ont existé" estime Alexandre Guilbert du collège Gambetta de Carentan. 

Les élèves ont pris la parole durant la cérémonie, tout comme l'Ambassadrice d'Israël en France Irit Ben-Abba Vitale, un représentant des familles juives et un représentant des familles des Justes. D'une part pour rendre hommage et également pour ne pas oublier cette période de l'Histoire. 

"Ce monument, c'est un aboutissement. Mais ce n'est pas une fin, assure Olivier Jouault, professeur d'Histoire et l'un des instigateurs du Mémorial. Ça permet de travailler sur les valeurs de la République, l'anti-sémitisme, les génocides. Car malheureusement, on sait que c'est toujours une péoccupation d'actualité".

 
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