En 2018, le budget alloué aux maisons de l'emploi et de la formation pourrait être réduit à peau de chagrin. Elles sont accusées de faire doublon avec Pôle Emploi mais ça n'est pas toujours vrai. leur accompagnement est plus personnel. Elles ont été crées en 2005 et comptent bien survivre.
Il y en a 5 en Normandie et 116 sur tout le territoire. sont -elles vouées à disparaître? 10 personnes sont salariées de la Maison de l'Emploi et de la Formation dans le cotentin, elles réagissent aux accusations qui tentent à décridibiliser leur mission. Pour elles, en terme de proximité, elle assurent un suivi quotidien au plus près des demandeurs d'emploi qui sont en attente d'un stage ou d'une reconversion. Le doublon avec pôle emploi, elles ne veulent pas en entendre parler et assurent que c'est un prétexte pour les condamner.
Dans le Cotentin 4800 personnes ont été suivies en 2016,
Une pétition circule en france pour sauver les 116 Maisons de l'Emploi crées par Jean-Louis Borloo en 2005.
La maire PS de Lille, Martine Aubry, a poussé jeudi un "cri d'alarme" devant le désengagement annoncé de l'Etat dans le financement des maisons de l'emploi, dressant
un parallèle avec la baisse des contrats aidés.
Le gouvernement a ramené leur financement de 21 à 10,5 millions d'euros en 2018 et compte le supprimer totalement en 2019.
"Avec les baisses de dotation des collectivités locales (...) on ne va pas pouvoir compenser" le désengagement de l'Etat, a prévenu Martine Aubry, se demandant si
cela ne signifiait pas qu'on va "supprimer les maisons de l'emploi".
Selon l'ex-ministre, "c'est un outil considérable pour donner à chacun la réponse qui lui est appropriée, ça peut être de l'insertion dans un premier temps, de l'alternance, de l'emploi direct, accompagner chacun en fonction de là où il en est et lui redonner la possibilité de se préparer à l'avenir".
Le reportage de Sylvain Rouil et Morgane Tregouet :