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L'amertume des agriculteurs, ce matin, sur l'A84

Ils continuent à se battre, tout en se sentant impuissants à faire valoir leur point de vue.
© France 3 Normandie
Une nouvelle fois, la FDSEA a mobilisé ses adhérents. Une cinquantaine d'entre eux se sont retrouvés à Guilberville, à hauteur de la Nationale 174 vers Saint-Lô.

Parmi eux, quelques épouses, venues soutenir leur "homme". De fait, le découragement saisit parfois ces éleveurs, pris à la gorge par leur difficultés financières,à quoi s'ajoute un sentiment d'abandon, voire de trahison, lorsqu'ils évoquent le gouvernement et certaines entreprises privées.

Ils déplorent que leurs coopératives ne soient pas mieux armées, mieux organisées, pour peser davantage sur leur avenir, afin de ne plus être le pot de terre contre le pot de fer.

Un agriculteur fait vivre 7 personnes, chaque fois qu'un agriculteur disparaît, il y a 7 chômeurs de plus


expliquait, désabusé, Francis Costard

Le reportage de Stéphanie Potay et Jean-Michel Guillaud
durée de la vidéo: 01 min 35
Les agriculteurs en action sur l'A84 ©France 3 Normandie

Interviews:
Francis Costard, agriculteur
Jean-Hugues Lorault, président des Jeunes Agriculteurs de la Manche 
Aurelie Cauchard, agricultrice

Le contexte

En Basse-Normandie, Charles-Henry Lebrun, président des Jeunes Agriculteurs (JA), a annoncé dans l'après-midi la levée de barrages dans le Calvados mais pas encore dans la Manche et l'Orne.
"On appelle toutes les filières à se réunir avant fin février au niveau national pour discuter de leur avenir. J'espère qu'on va comprendre l'urgence de faire en sorte que tout le monde ait droit à sa marge, pas seulement les transformateurs et les distributeurs"

"Il manque au moins 400 millions sur le plan d'urgence", a affirmé Pascal Ferrey, le président de la FRSEA de Basse-Normandie, réclamant que le ministre de l'Agriculture  "aille avec beaucoup de conviction à Bruxelles défendre l'étiquetage" de la provenance des viandes utilisées dans les produits transformés.
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