Licences de pêches : Jersey dit "ne pas savoir où se situe le blocage", à Paris, Londres ou Bruxelles ?

Le conflit sur la pêche entre la France et les îles anglo-normandes se poursuit. Ian Gorst, le ministre des affaires étrangères de Jersey a tenu à répondre à la presse, ce jeudi 7 octobre, en visio-conférence.

Sans grande surprise, le gouvernement de Jersey n'a pas fait de véritables annonces aujourd'hui. La France a tapé du poing sur la table mardi dernier, au sujet du conflit sur la pêche avec le Royaume-Uni. C'est ce qui a déclenché cette séance de questions-réponses entre le gouvernement de Jersey et les journalistes français et britanniques.
L'accord post-brexit prévoit que les pêcheurs français puissent continuer à travailler la baie de Granville. Mais la condition pour les pêcheurs est d'obtenir une licence. Sur 169 demandes de bateaux français, seules 64 ont été honorées.
Le gouvernement de Jersey s'explique :

 Il y a des pêcheurs qui sont persuadés d'avoir envoyé davantage d'informations par les voies officielles que les informations que nous avons reçues.  Nous ne savons pas où se trouve le blocage, si ces données sont à Paris, à Bruxelles ou à Londres, mais en tout cas, nous sommes prêts à les recevoir.

Ian Gorst

En début de semaine, le gouvernement français a menacé Jersey de couper l'alimentation électrique. Il en a aussi été question aujourd'hui.
Le ministre des affaires étrangères de Jersey a jugé ces menaces « disproportionnées ». Ian Gorst affiché sa volonté je cite : « d'agir en conformité totale avec les termes de l'accord ».

Lundi prochain, la ministre de la mer, Annick Girardin doit rencontrer les ministres européens de la pêche et le commissaire européen en charge de la pêche. L'objectif est d'échanger sur les mesures de rétorsion européennes. La bataille navale n'est pas encore terminée.

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