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Séraphin Périer : la passion du sport plus forte que le handicap

Cette semaine, C sports vous emmène rencontrer Séraphin Périer, un Manchois de 23 ans mordu de sport
Cette semaine, C sports vous emmène rencontrer Séraphin Périer, un Manchois de 23 ans mordu de sport

Amputé d'une jambe durant son enfance suite à une maladie, Séraphin Périer s'est plongé à corps perdu dans le sport. A 23 ans, le Manchois pratique le water-polo en National 3, la moto en championnat de France Promosport et du cross-fit pour l'entretien.

Par C Sports

"J'avais toujours envie de faire du sport, de bouger, j'ai fait de l'équitation, j'aimais bien le rapport avec l'animal. Après, je suis passé à des sports un peu plus "hard". J'ai fait du hockey sur glace pendant un temps, même le ski et pas pour descendre une petite bleue. Le but c'est d'essayer de faire des chronos, des faire de la vitesse. Toujours essayer de rechercher cette prise de risque. Le risque, je crois que c'est ça que j'aime." Séraphin Périer n'a peur de pas grand chose. En tout cas, pas du handicap. Si la maladie l'a privé d'une de ses jambes durant l'enfance, le jeune Manchois ne s'est surtout pas avoué battu et n'a cessé d'enchaîner les challenges.
 
Séraphin Périer: la passion du sport plus forte que le handicap
Reportage de Pierre-Marie Puaud, Guillaume Le Gouic et Bastien Odolant

"C'est une petite machine, il ne s'arrête jamais. Malgré les programmations qu'on peut amener, il en veut toujours plus",
dit de lui son entraîneur de crossfit, Adrien Rey-Dorène. Cette discipline intense et exigeante, mêlant gymnastique, haltérophilie et cardio, est devenue une activité quotidienne pour Séraphin qui, chaque soir après le travail, vient prendre sa dose d'effort. Au point de faire passer, peut-être, son premier sport au second plan.

Certaines équipes s'aperçoivent qu'il a un handicap à partir du moment où il sort de l'eau


Trois soirs par semaine, Séraphin Périer se libère de sa prothèse. Il joue avec l'équipe de water-polo de Granville, un club qui évolue en National 3. "Il est capable de nager aussi vite que d'autres joueurs, il est capable de shooter même plus fort que d'autres joueurs", déclare le coach, Christophe Liebert, "Certaines équipes s'aperçoivent qu'il a un handicap à partir du moment où il sort de l'eau. Dans l'eau, on ne le voit pas." Et dans l'eau, Séraphin se libère. "Avec l'eau, on se sent emporté, on ne sent plus vraiment la jambe en moins. C'est là que je me sens moins handicapé par rapport aux autres."

Séraphin n'a pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Dans la vie, le Manchois de 23 ans met les gaz et enchaîne les défis. Il vient de s'inscrire au championnat de France Promosport. Les pilotes roulent tous avec la même machine, une mote de 390 cm3 qui valorise les freinages tardifs et les trajectoires audacieuses.
 

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