Un cas de grippe aviaire confirmé à Saint-Jean-le-Thomas : les oiseaux soumis au confinement dans le sud-Manche

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Un oiseau sauvage malade avait été repéré le 1er février dernier sur la plage de Saint-Jean-le-Thomas, dans la Manche. Les tests ont révélé une contagion à la grippe aviaire. Le préfet a mis en place une zone de contrôle temporaire.

Après toute une batterie de test, un cas de grippe aviaire dans la Manche est bel et bien confirmé. Le 1er février dernier, un oiseau malade avait été repéré sur la plage de Saint-Jean-le Thomas. L'animal, un Tadorne de Belon (de la famille des anatidés : canard, oie, cygne), avait été récupéré par l'Office français de la biodiversité. Les premières analyses menées par le laboratoire LABEO avaient révélé la présence du virus de l'Infuenza aviaire. Ces résultats viennent d'être confirmés par la laboratoire national de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire). "Les analyses (...) ont confirmé qu'il s'agissait d'un virus de l'influenza aviaire de sous-type H5 hautement pathogène", indique la préfecture de la Manche.

Depuis le mois de novembre dernier, la France est frappée par une épidémie de grippe aviaire, la quatrième depuis 2015. Le sud-ouest du pays est le plus touché. la semaine dernière, le ministère de l'agriculture recensait 328 foyers dans les élevages dont 218 dans les Landes. Près de trois millions de volailles, dont 1,9 million de palmipèdes, ont été abattues depuis l'apparition des premiers cas à l'automne dernier.

ZCT : zone de contrôle temporaire

Dans la Manche, l'animal infecté est un oiseau sauvage. Pour l'heure, aucun foyer ne semble avoir été identifié dans les élevages. Néanmoins, par mesure de précaution, le préfet a pris un arrêté le 7 février dernier (avant même les résultats des analyses menées par l'ANSES) pour mettre en place une zone de contrôle temporaire (ZCT). Celle-ci concerne les communes situées dans un rayon de 5 kilomètres autour de la plage de Saint-Jean-le-Thomas :  Saint-Jean-le-Thomas, Bacilly, Jullouville, Carolles, Champeaux, Dragey-Ronthon, Genêts et Sartilly-Baie-Bocage.

La mise en place de cette zone implique bien évidemment des mesures de restrictions et des consignes sanitaires strictes :

  • tous les oiseaux d'élevage (volailles) ou captifs doivent être strictement confinés pour éviter tout contact potentiel avec les oiseaux de la faune sauvage
  • toute apparition de signes cliniques évocateurs d’influenza aviaire (mortalité...) doit être immédiatement signalée à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) par le détenteur ou à un
    vétérinaire ;
  • les mouvements et vente d’oiseaux ou de volailles sont interdits sauf dérogation délivrée par la DDPP ;
  • l’introduction dans le milieu naturel de gibier à plumes est interdite de même que le transport des appelants pour la chasse au gibier d’eau

Deux foyers en Normandie

Toutes ces mesures s'appliquent jusqu'au 22 février. Et s'ajoutent aux dispositions déjà en vigueur depuis le 5 novembre sur tout le territoire national en raison de la situation sanitaire. En Normandie, deux foyers de contamination ont été identifiés sur les communes de Grainville-la-Teinturiere et de La Bellière en Seine-Maritime. Un autre foyer a été repéré en Mayenne, département voisin de la Manche et de l'Orne.

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