Un élu RN au Conseil Régional de Normandie mis en examen pour viol sur sa belle-fille de 12 ans

C'est une affaire qui éclate en pleine libération de la parole #metooinceste. Ces dernières semaines, c'est le lycée de Valognes qui a donné l'alerte. L'élève de 12 ans dit "subir des actes sexuels régulièrement par son beau-père". L'homme, élu RN de la Manche, à la Région, est âgé de 76 ans.

Photo de l'assemblée Régionale où siège, l'élu incarcéré : Robert Retout, 76 ans, élu RN de la Manche
Photo de l'assemblée Régionale où siège, l'élu incarcéré : Robert Retout, 76 ans, élu RN de la Manche © Xavier Oriot/Maxppp

Alors que cette information a été divulguée dans un communiqué de presse du procureur de Coutances qui préservait son identité, Nicolas Bay, président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional, a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait de Robert Retout, élu régional et ex-conseiller municipal de Valognes.

Né en 1944 et résidant dans la Manche, Robert Retout a été mis en examen pour le viol de sa belle-fille de 12 ans et incarcéré.

Robert Retout, né le 31 août 1944 était le trésorier départemental du Rassemblement National 50
Robert Retout, né le 31 août 1944 était le trésorier départemental du Rassemblement National 50 © Wikimanche et Conseil Régional Normandie

 

 La victime a déclaré avoir subi "régulièrement et depuis près d'une année des actes sexuels commis par son beau-père"

Cyril Lacombe, procureur de Coutances

La personne mise en cause a été entendue "sous le régime d'une garde à vue, et reconnaît partiellement les faits", précise le communiqué du parquet de Coutances. 
 

Un signalement du lycée, récemment

"En janvier 2021 un établissement scolaire de Valognes (50) transmettait au parquet de Cherbourg en Cotentin un signalement pour des faits d’agressions sexuelles dont serait victime leur élève", affirme le procureur.

Déferré au pôle de l’instruction criminel du tribunal judiciaire de Coutances, le 22 janvier 2021, Robert Retout a été mise en examen des chefs de viols (et tentatives) sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime ainsi que pour agressions sexuelles imposées à un mineur de quinze ans.

"Les faits qui lui sont reprochés et qu'il reconnaît en partie sont particulièrement graves. Il a été suspendu immédiatement du mouvement et du groupe au conseil régional", précise Nicolas Bay. 
 

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