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Le vétéran Georges Ménage est décédé. Il avait participé au débarquement au large d'Utah Beach

Georges Ménage, né en 1922
Marin sur La Renoncule / © Jean-Baptiste Pattier
Georges Ménage, né en 1922 Marin sur La Renoncule / © Jean-Baptiste Pattier

Georges Ménage est décédé samedi 6 juillet à Saint-Brieuc. Il avait 97 ans. En 1940, il avait rejoint Londres avant de participer au débarquement allié en face d'Utah Beach. Nous l'avions rencontré à l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement. 

Par Avec Jean-Baptiste Pattier et Gilles le Morvan

Georges Ménage est décédé samedi 6 juillet à l'hôpital de Saint-Brieuc où il avait été admis la veille. Il a succombé à un problème cardiaque indiquent ses proches. Le vétéran breton avait 97 ans. Ses obsèques seront célébrées mercredi à 14 h 30 à Plévenon.
 
Georges Ménage montrant une photo de lui, pendant le débarquement de la Seconde Guerre mondiale / © Fred TANNEAU / AFP
Georges Ménage montrant une photo de lui, pendant le débarquement de la Seconde Guerre mondiale / © Fred TANNEAU / AFP
 

Georges Ménage, 97 ans, marin et photographe du Jour J

Le Jour J, Georges Ménage est sur le pont de La Renoncule, un des escorteurs français. Il fait route en direction d’Utah Beach, secteur américain et plage la plus à l’ouest des zones du Débarquement. La mission est de protéger la flotte alliée.

Le 6 juin 1944, Georges Ménage a le réflexe de prendre son appareil photo et de réaliser des clichés exceptionnels de l’armada alliée et des membres de son équipage. Pour Georges Ménage, son Jour J est un peu « décevant » car il pensait vivre avec ses 79 camarades à bord des instants plus mouvementés mais aucune bataille navale n’a finalement eu lieu. En revanche, l’émotion est immense quand il aperçoit les côtes de France.

Une fois qu’on a pris la route pour entrer en manche, on commence à réaliser qu’il y a des bateaux à droite, des bateaux à gauche, qu’il y en a derrière et devant, la mer est couverte de bateaux littéralement, mais de bateaux ordonnés et à leur place. C’est remarquable.
 
Georges Ménage chez lui à Saint-Brieuc se souvient du jour du débarquement / © Fred TANNEAU / AFP
Georges Ménage chez lui à Saint-Brieuc se souvient du jour du débarquement / © Fred TANNEAU / AFP
 

L’engagement de Georges Ménage

Un des membres de sa famille avait été tué durant la Première Guerre mondiale. « Vaincre les Allemands » était pour lui « une affaire personnelle » selon ses mots.

Le discours du maréchal Pétain le 17 juin 1940 qui souhaite l’armistice avec l’Allemagne est pour lui une honte absolue. Il n’accepte pas qu’un maréchal de France puisse compromettre de la sorte avec l’ennemi allemand.

C’est pourquoi dès le mois de juin 1940, en Bretagne et depuis le port de Paimpol, il parvient à embarquer dans un navire en provenance du Havre pour l’Angleterre. Il s’engage alors pour La France Libre du général de Gaulle.

Il participe à la Bataille de l’Atlantique avant de prendre part aux entraînements à partir du mois de mai 1944 en vue d’une opération de débarquement de grande envergure dont la date et le lieu sont toujours tenus secrets. Ces manœuvres se tiennent près de Londonderry, au nord de l’Irlande, ou dans la Baie de Brodick en Ecosse.
 

 

Quand Georges Ménage nous parlait de l'Europe

Pour Georges Ménage, l'Europe est l'avenir. C'est la certitide d'une paix durable. Il nous a confié peu de temps avant sa mort qu'il n'était pas rassuré, voir désespéré par la tournure que l'Europe prend. Selon lui, on a fait trop rapidement une Europe commerciale au lieu de faire une Europe des patries.
 
Georges Ménage s'adresse à la jeune génération

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