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Manifestations contre les prix du carburant: les forces de l'ordre empêcheront tout “blocage total” selon Castaner

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur / © Thomas SAMSON / AFP
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur / © Thomas SAMSON / AFP

De nombreuses manifestations sont prévues ce samedi 17 novembre en France pour protester contre la hausse des prix du carburant. Ce mardi matin, chez nos confrères de BFMTV, le ministre de l'Intérieur a déclaré que le gouvernement n'acceptera aucun "blocage total".

Par CM et AFP

"Je demande qu'il n'y ait aucun blocage total. (...) Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre-circulation, nous interviendrons", a déclaré ce mardi matin Christophe Castaner chez nos confrères de BFMTV. A quatre jours de la journée de mobilisation contre la hausse des prix du carburant, et alors qu'il doit annoncer ce mercredi certaines mesures pour tenter d'apaiser la colère des automobilistes, le gouvernement a décidé de hausser le ton par la voix de son ministre de l'Intérieur.

Le mouvement, lancé par quelque particuliers sur les réseaux sociaux, n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis plusieurs semaines. Plusieurs dizaines des rassemblements sont ainsi prévus en Normandie, dans les villes les plus importantes comme Rouen, le Havre, Alençon ou Caen mais aussi dans des localités de taille plus modeste comme Pirou dans la Manche, Sées dans l'Orne ou Yvetot en Seine-Maritime.
 

Parmi les actions les plus importantes prévues dans la région figure un grand rassemblement sur le Pont de Normandie, un site stratégique que certains appellent à bloquer. Le mouvement des "gilets jaunes", né de plusieurs initiatives individuelles, n'est pas clairement structuré. Les manifestations s'organisent grâce aux réseaux sociaux mais des divergences existent quant à la stratégie et aux modalités à suivre. Le rassemblement organisé dimanche dernier à Mondeville pour préparer la mobilisation du 17 novembre a ainsi révélé une fracture entre les partisans d'une ligne dure et les défenseurs d'une posture "pacifique".
 

"Nous interviendrons d'abord par la discussion et ensuite nous rendrons la libre-circulation", a explique le ministre de l'Intérieur ce mardi matin, demandant également aux organisateurs de déclarer leurs manifestations en préfecture. "Ce qui est difficile, c'est qu'on n'a pas une organisation syndicale qui a l'habitude de faire une manifestation qui l'organise. Par exemple, une manifestation ça se déclare en préfecture. Là, très peu l'ont déclarée. J'appelle ceux qui nous écoutent à déclarer le lieu de la manifestation."
 
 

"S'il y a un mort, qu'est-ce qui se passe ?"

"S'ils ne déclarent pas la manifestation, s'ils bloquent un rond-point et qu'il y a un énervement une personne qui s'emballe et qu'il y a un mort, qu'est-ce qui se passe ? On va rejeter la faute sur l'État et ce ne sera pas l'État qui sera en responsabilité. Ce sera la personne qui aura causé l'accident, qui n'aura pas d'assurance parce que l'assurance ne couvrira pas le fait d'avoir bloqué l'entrée d'autoroute ou le périphérique, et on sera dans des situations inextricables", a prévenu Christophe Castaner.




 

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