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La Normandie et ses autoroutes toujours plus chères

© BELPRESS/MAXPPP
© BELPRESS/MAXPPP

La hausse sera officialisée jeudi par le ministère des Transports : le prix des autoroutes va une nouvelle fois augmenter. Tout dépend, par zone,  des projets de travaux validés. En Normandie, cette hausse des tarifs pourrait atteindre 1,39% pour l'A13, l'autoroute de Paris. 

Par Alexandra Huctin

Les tarifs des péages d'autoroutes vont augmenter de 1,03 à 2,04% selon les réseaux à partir du 1er février 2018, soit sensiblement plus
qu'en 2016 et 2017, années où la hausse moyenne avait été limitée à 1%. Ces chiffres ont été publiés ce dimanche par le JDD,  Le Journal du Dimanche.  
Une indiscrétion révélée par ce journal alors que le ministère des Transport devrait ce jeudi faire état de cette augmentation, zone par zone. 

"Ce n'est pas une décision nouvelle", a indiqué un porte-parole du ministère des Transports dans un commentaire à l'AFP. "Il s'agit de l'application de l'inflation
et des contrats conclus depuis plusieurs années entre l'Etat et les sociétés concessionnaires."


"La Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN), qui gère l’A13, l’A29, l’A131, l’A151 et l’A150, augmente les tarifs à ses péages de 1,39 %. Alors qu’en 2017, la SAPN ne les avait augmentés « que » de 0,582 %" , explique  le site actu.fr

Pour  connaître l'augmentation accordée pour l’A28 entre Alençon et Rouen et  l’A88 entre Caen et Alençon, il faudra attendre les chiffres officiels ,jeudi.

Le pourcentage de hausse des tarifs prend en compte diverses composantes, comme le niveau de l'inflation, l'augmentation de la redevance domaniale (pour le financement

d'infrastructures de transport) et les travaux non prévus dans les contrats des sociétés concessionnaires.

Fin 2014, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal était montée au créneau après un rapport de l'Autorité de la concurrence qui faisait état de la "rente" des sociétés
autoroutières depuis la privatisation de 2006, un calcul contesté par les intéressées qui avaient répliqué en mettant en avant les investissements réalisés dans le réseau.
Au plus fort de la crise, une résiliation pure et simple des contrats de concession avait même été évoquée.

Un accord entre l'Etat et les concessionnaires avait mis fin à la polémique en septembre 2015 avec le lancement d'un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards
d'euros qui prévoyait des hausses de péage sur les années suivantes, et un allongement des concessions.

En janvier 2017, le gouvernement et les sociétés autoroutières se sont entendus sur un plan d'investissements supplémentaire de 803,5 millions d'euros dans les
autoroutes qui prévoit 57 opérations (aménagements d'échangeurs, travaux d'amélioration environnementale, etc) sur le réseau, financé par des hausses
des péages (comprises entre 0,1 et 0,4% par an de 2019 jusqu'en 2021) et par des subventions des collectivités locales.

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