Attaque terroriste à la prison de Condé-sur-Sarthe : cinq femmes placées en garde à vue

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
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Cinq femmes ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque au couteau de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) de mars 2019. 

Par L.A /AFP

Agées de 18 à 39 ans, cinq femmes ont été interpellées dans les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Loiret. Elles ont été placées en garde à vue par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste. 

"Il s'agit des compagnes de codétenus de Michaël Chiolo", auteur présumé de l'attaque au couteau survenue le 5 mars dans l'enceinte de la prison de Condé-sur-Sarthe, a précisé une source proche du dossier. 

Deux surveillants avaient été gravement blessés dans cette attaque par Michaël Chiolo, un détenu de 27 ans qui s'était radicalisé en prison. Les deux hommes ont été attaqué à l'aide d'un couteau muni d'une lame en céramique qui n'est pas décelable aux détecteurs de métaux et qui, en aucun cas était dans l'UVF", précisait Anne-Sophie Cortinovis, de l'administration pénitentiaire de Rennes.

L'intervention du Raid avait abouti à l'interpellation de Chiolo et à la mort de sa compagne, retranchée avec lui pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison.
 

Selon le procureur de la République de Paris Rémy Heitz, Michaël Chiolo a affirmé au moment de blesser grièvement les deux surveillants vouloir "venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attaque jihadiste du marché de Noël de Strasbourg, abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes.

Chiolo a été mis en examen après cette attaque pour "tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive légale".

Quatre détenus de la prison de Condé-sur-Sarthe ont également été mis en examen dans ce dossier pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle" et, concernant l'un d'entre eux, pour "complicité de tentative d'assassinats". Parmi eux figure Jérémy Bailly, membre de la filière jihadiste de Cannes-Torcy, condamné en juin 2017 à 28 ans de réclusion criminelle pour un attentat à la grenade à Sarcelles en 2012, des projets d'attaque et des séjours en Syrie.

 

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