Un mois après l'attaque terroriste, la ministre de la justice de retour à la prison de Condé-sur-Sarthe

Un mois après l'attaque terroriste, la garde des sceaux est revenue ce vendredi 5 avril à la prison de Condé-sur-Sarthe / © Damien Migniau
Un mois après l'attaque terroriste, la garde des sceaux est revenue ce vendredi 5 avril à la prison de Condé-sur-Sarthe / © Damien Migniau

La garde des sceaux avait promis de revenir à la prison de Condé-sur-Sarthe après l'attaque terroriste durant laquelle deux gardiens ont été blessés. Nicole Belloubet a tenu promesse ce 5 avril et rencontré le personnel de l'établissement.

Par CM

Un mois jour pour jour. Le 5 mars dernier, deux surveillants du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe sont grièvement blessés par un détenu radicalisé de 27 ans, Michael Chiolo, aidé de sa compagne venu le voir en unité de vie familiale. Très rapidement, la garde des sceaux, Nicole Belloubet, se rend sur place.  Devant les médias, elle affirme qu'"il faudra tirer toutes les conséquences de cette attaque" et promet de revenir dans un mois. Les collègues des deux victimes n'auront pas la patience d'attendre. Après 15 jours de blocage de l'établissement, les surveillants obtiennent gain de cause sur plusieurs points.
 
Ce vendredi 5 avril, Nicole Belloubet est revenue à Condé-sur-Sarthe pour rencontrer les personnels et faire le point avec eux durant quatre heures. Elle a pu notamment livrer les conclusions de l'enquête menée par l'inspection générale à la suite de l'attaque du 5 mars dernier. "Cet établissement fonctionne de manière correcte mais l'inspection générale nous demande cependant d'accentuer les mesures en termes de sécurité passive, de sécurité active, de liens entre les services de renseignements et la (gestion de la) détention, et d'adapter finalement les établissements au type de détenus que nous avons à prendre en charge", a détaillé la garde des Sceaux.

Pas d'annonces fracassantes ce vendredi. La ministre de la justice n'a fait que confirmer et préciser l'arrivée de nouveaux équipements de sécurité au sein de l'établissement, des équipements qui étaient réclamés par les personnels en grève et qui avaient été accordés par l"administration pénitentiaire pour sortir du conflit. Ainsi, les surveillants devaient être dotés de gilets pare-lame dans le courant du mois de mai. "L'administration judiciaire me demande de voir s'il ne serait pas également judicieux de mettre en place des protège-cou", a ajouté Nicole Belloubet, qui a égalementé évoqué la mise en place de caméras embarquées et le renforcement de la vidéo surveillance.



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