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Dans l'Orne, un musée tchèque recherche Henriette, rescapée des camps de concentration

Henriette, photographiée lors de la libération des camps en mai 1945. / © DR
Henriette, photographiée lors de la libération des camps en mai 1945. / © DR

Le Muzeum Sokolov part à la recherche d'Henriette. Le musée tchèque a retrouvé la photo d'une petite fille, survivante des camps de concentration en mai 1945. Les Muséales de Tourouvre (61) relaient l'appel pour retrouver Henriette. Certainement octogénaire, elle pourrait habiter dans l’Orne.

Par Pauline Comte

Henriette vit-elle dans l'Orne ? C'est la question que se pose le Muzeum Sokolov en République Tchèque. La raison ? Le musée a fait la découverte d'une photographie d'une fillette, prise lors de la libération des camps de concentration en mai 1945. Afin de retrouver Henriette, qui pourrait habiter dans la région normande, l'institution tchèque lance un appel, relayé par Les Muséales de Tourouvre (61).

 

« Commémorer les horreurs de la Seconde guerre mondiale » 

Une petite fille, en pyjama rayé, pose face à l'objectif son ours en peluche sous le bras. La photographie de la fillette prénommée Henriette prise en mai 1945, a été retrouvée dans la collection du musée tchèque de Sokolov. L’institution culturelle, située à proximité de l’ancien camp de concentration de Svatava, est spécialisé dans la mémoire des déportés.

« Des femmes françaises et probablement aussi des enfants français ont été emprisonnés » dans ce camp, précise le directeur du musée Michael Rund.

Pour lui, il est « encore nécessaire de commémorer les horreurs de la seconde guerre mondiale ». Dans cette optique, le musée veut retracer l’histoire et le parcours de l’enfant pendant la guerre et sa déportation.

 

Henriette aurait entre 78 et 82 ans

D’après le musée tchèque, Henriette au nom de famille inconnu, serait de nationalité française ou espagnole et aurait aujourd’hui entre 78 et 82 ans.
 
Le pyjama rayé de la fillette porte l'insigne "F", relative aux prisonniers politiques français. / © DR
Le pyjama rayé de la fillette porte l'insigne "F", relative aux prisonniers politiques français. / © DR


Le vêtement rayé, porté par la fillette sur la photo, comporte l’insigne des prisonniers politiques français et un matricule correspondant à celui d’un homme.

Photographiée lors de la libération des camps en mai 1945, ces deux signes sont à interpréter avec réserve. Le directeur des Muséales de Tourouvre, Jonathan Stanić, met en garde : « l’uniforme rayé peut avoir été récupéré pour vêtir l’enfant, sans qu’il ne lui appartienne ».

 

Une bouteille à la mer

Après avoir lancé un appel sur les réseaux sociaux à l’été 2017, le musée tchèque a échangé avec une internaute française. Celle-ci affirme avoir connu en 2007 une habitante de Tourouvre, appelée Henriette et rescapée des camps de concentration.

« C’est une bouteille à la mer lancée par le musée de Sokolov et que nous avons relayée », reconnaît Jonathan Stanić, à la tête du musée normand. A la demande de la direction du Muzeum Sokolov, les Muséales de Tourouvre ont partagé l’appel sur les réseaux sociaux, jeudi 15 novembre.
 

Les personnes susceptibles d'avoir des informations sont invitées à contacter Les Muséales de Tourouvre par téléphone au 02 33 25 55 55 ou via les réseaux sociaux (Twitter et Facebook).

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