Un policier rouennais porte plainte pour injures racistes de la part de ses collègues

Fin décembre 2019, un policier rouennais portait plainte suite à la découverte de propos racistes à son égard sur une messagerie en réseau. Le parquet de Rouen a saisi la police des polices pour mener l'enquête.
Deux femmes, âgées entre 30 et 40 ans, ont été mises en examen et écrouées jeudi 29 octobre pour le meurtre d'un sexagénaire.
Deux femmes, âgées entre 30 et 40 ans, ont été mises en examen et écrouées jeudi 29 octobre pour le meurtre d'un sexagénaire. © Véronique Arnould / France Télévisions.

C'est une information de nos confrères de Paris-Normandie, un policier rouennais a déposé plainte fin décembre suite à la découverte de messages racistes à son encontre. Ces propos ont été écrits sur la messagerie en réseau Whatsapp. Il s'agit d'insultes racistes faisant référence à sa couleur de peau.

Le Parquet de Rouen a saisi l'IGPN, la police des polices, jeudi 16 janvier 2020 afin de mener une enquête sur ce dossier. Six collègues du plaignant sont en cause, il s'agit des policiers chargés d'assurer la garde du palais de justice et des escortes d'accusés ou de prévenus lors de la tenus de procès par exemple. 

L'IGPN (Insespection générale de la Police Nationale) a été saisie du chef de diverses infractions notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination - Pasacl Prache, Procureur de la République de Rouen.

Une boucle de messages Whatsapp

Le policier qui a déposé plainte a eu accès à une boucle de messages WhatsApp créée par ses collègues. Certains messages contenaient des propos racistes et homophobes le visant.
Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) a diligenté une enquête administrative.

D'après nos infos, on serait au-delà de la petite blague ... ce sont des propos très très forts. Ils utilisent des termes comme négros, on y porte des jugements sur le travail des gens de couleur. 
 

Interview de Yan Bertrand - Représentant SGP police 76

 

On a une évolution de la société, la police est à l'image de cette société, on ne peut pas savoir au moment du recrutement quels sont leurs opinions. Ensuite, nous avons une déontologie à avoir, on est au service de tous les publics, quand on repère de tels propos, il y aune enquête et il y aura une réponse appropriée
Yan Bertrand - Secrétaire du syndicat Unité SGP Police à Rouen.

Des auditions administratives sont en cours pour savoir quelles suites sont à donner à cette affaire.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité faits divers