Quand la ferme devient un point relais colis

De plus en plus, les agriculteurs se diversifient afin de se dégager de nouveaux revenus. Un reseau est en train de s'implanter en milieu rural : Agrikolis. Imaginé par une start-up des Hauts de France, il y a 2 ans, le concept est simple : Il s'agit de transformer une ferme, en point relais colis. 

Par MN

Implanté à Pissy-Poville, Pierre Lambard est installé à son compte depuis 8 ans. Sa ferme produit du lin, des pommes de terre et des pommes. Grâce à sa cidrerie, il fabrique cidres, jus et eaux de vie. Depuis un an et demi, l’exploitant a également ouvert deux points de libre-service, pour vendre ses produits 24h/24 et 7j/7. Une activité qui peine pourtant à décoller.

Alors depuis octobre dernier, Pierre Lambard propose un nouveau service : il a transformé une partie de sa ferme en point de retrait pour une plateforme d’achat en ligne.
Les particuliers qui achètent sur internet peuvent ainsi choisir la ferme de Pierre Lambard comme lieu de livraison de leur achat. 2 fois par semaine, il réceptionne les colis volumineux et lourds. Son exploitation est équipée de moyens de manutention permettant la manipulation aisée de ces produits 

Ca nous permet, sans investissement d’avoir un complément de revenus 


Tout le monde y trouve son compte : Pour les particuliers vivant en milieu rural, pas besoin de prendre une journée de congés pour attendre le passage du livreur. Pas besoin non plus de se rendre en ville pour retirer leur achat : le point de livraison est à proximité de chez eux, et il dispose de tout le matériel de levage.

Quant à l’agriculteur, ce service supplémentaire lui rapporte un complément de revenus : il perçoit 5 euros par colis. En moyenne : 250 Euros/mois, sans investissement… hormis du temps. L’agriculteur doit en effet être présent sur son exploitation au passage du livreur, et à celui des clients.
 
Une ferme Agrikolis à Pissy-Poville
Reportage S. Gérain et J. Bègue



L’été venu, lorsque que Pierre devra passer d’avantage de temps dans ses champs, il devra néanmoins réduire les plages horaires pour les particuliers venant retirer leur colis dans sa ferme.


A ce jour, seuls trois agriculteurs normands ont adhéré à Agrikolis. Mais la start-up étudierait en ce moment, un milier de demandes d'exploitants agricoles sur tout le territoire national, souhaitant eux aussi faire partie du reseau. 


 
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