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Des quartiers du Havre, de Rouen, d'Hérouville et de Saint-Etienne du Rouvray éligibles au label “cités éducatives”

Porté par les ministères de l'éducation et de la Cohésion des territoires, le dispositif "Cités éducatives" vise à renforcer les moyens éducatifs dans les quartiers défavorisé. 80 territoires éligibles ont été identifiés dont neuf en Normandie. 

Par CM et AFP

C'est l'une des mesures-phares du rapport Borloo sur la politique de la Ville. Les "cités éducatives" visent à intensifier la prise en charge scolaire et périscolaire dans des quartiers défavorisés. Les ministres de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la Cohésion des Territoires, Julien Denormandie, dévoilent ce jeudi la liste des 80 territoires éligibles à ce dispositif à l'occasion d'un déplcament à Arras et Lens dans le Nord de la France.

Parmi ces 80 territoires, des quartiers d'habitat social "de plus de 5.000 habitants" présentant "des dysfonctionnements urbains importants" avec "des enjeux de mixité scolaire", cinq sont situés en Normandie : Mont Gaillard et Bois de Bélville au Havre, Grande Delle, Val, Belles Portes, Grand Parc et Haute Folie à Hérouville-Saint-Clair, Les Hauts de Rouen et Château Blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray.
    
Les "cités éducatives" visent à "intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu'à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire", indique le dossier de presse des ministères de l'Education et de la Cohésion des territoires. L'ambition "n'est pas d'être un dispositif de plus mais l'occasion de mieux coordonner et renforcer les dispositifs existants" (scolarisation obligatoire dès 3 ans, dédoublement des classes, dispositif "devoirs faits", petits-déjeuners à l'école...), selon les ministères.
    
Ce plan doit ainsi s'appuyer sur des actions concrètes déjà existantes dans des domaines divers, qu'il s'agisse de la petite enfance, de la formation ou du décrochage scolaire. 
    

34 millions d'euros de crédit par an

In fine "une soixantaine de quartiers" recevront ce label à partir de juillet, attribué aux territoires "qui montrent leur détermination à faire de l'éducation une grande priorité partagée", pour une première rentrée en septembre. Ils pourront pour cela bénéficier d'une enveloppe de 34 millions d'euros de crédits par an, soit "près de 100 millions d'euros de 2020 à 2022", attribués par le ministère de la Ville.
    
Expérimentée à Grigny en 2017, cette idée avait été reprise l'an dernier par l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo dans son ambitieux rapport, largement édulcoré ensuite, à l'exception de quelques projets phares dont celui des "cités éducatives".
    
Au total, plus de 130 collectivités ont envoyé leur candidature aux deux ministères afin de bénéficier du label.

 

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