Que l'art fleurisse aux fenêtres... pendant le confinement, "c'est beau de loin" !

#cestbeaudeloin est une opération pédagogique de l'Académie de Normandie, lancée par une professeur d'Arts Plastiques du Collége Georges Braque de Rouen. Depuis le confinement, les oeuvres des élèves normands commencent à envahir les fenêtres, les jardins, les portes des maisons. Explications. 

Partout en Normandie, les jeunes ont répondu présents " C'est beau de loin"
Partout en Normandie, les jeunes ont répondu présents " C'est beau de loin"
Au départ de l'histoire, il y a un idée lancée dans une réunion par Céline Delabranche, professeur d'Arts Plastiques au Collége Georges Braque de Rouen.

Un projet pédagogique visible... de loin

" C'était la première fois que l'on se retrouvait entre professeurs d'Arts Plastiques de l'Académie de Rouen pour discuter de ce que l'on pouvait faire pour nos élèves. Je dirais presque grâce au confinement. J'ai lancé cette idée de créer des oeuvres visibles de loin puisqu'on ne pouvait plus être en proximité. Quelques professeurs ont adhéré à l'idée, l'inspectrice Sylvie Gautier-Lapouge m'a demandé d'écrire le projet pédagogique. Et c'est parti !"
 


Céline Delabranche côtoie au quotidien 319 élèves de la 6 éme à la 3ème dont certains ne parlent pas bien le français. Mixité sociale, paysage urbain, le confinement est parfois difficile à vivre dans de petits espaces. Raison de plus pour s'évader par la créativité.

"Ce qui a été difficile avec les élèves, c'est qu'avec l'éloignement, il a fallu être très pédagogique, à distance. Certains élèves ne comprenaient pas l'idée. Thème d'expression libre avec des fournitures récupérées dans la maison pour la montrer ensuite au voisinage, c'est vrai que ça n'était pas évident... Ils n'imaginaient pas pouvoir faire grand, voyant.
Et puis, au fil du temps, j'ai vu émerger de super idées et de très belles réalisations"

 on est derrière nos fenêtres, confinés mais on est vivant et on le montre

Une idée qui grandit dans toute la région normande

Le succès de l'idée de Céline Delabranche se fait très vite voir. De Gisors aux Andelys, en passant par des associations sportives ou artistiques comme à Verson, les jeunes répondent présents, les parents suivent. Certains lycées reprennent l'idée, bref, ça fonctionne. Des sites comme celui du Collège Victor Hugo ou l'instagram de Pôle Compétence recensent les oeuvres par centaines. Philippe Jaffre, inspecteur de l'Académie de Caen relaie le projet...
 

"Chacun doit s'approprier le projet. Les oeuvres sont beaucoup axées sur le confinement. Sûrement parce que c'est le quotidien des élèves. mais il y a eu beacoup d'autres propositions très poétiques, plus printanières" précise Céline Delabranche.  " Selon que l'on vit dans un appartement, dans une maison, en milieu urbain, à la campagne, les créations peuvent être différentes. Seul critère,  la visibilité de loin..."
"Au départ, le projet avait une date de fin mais je pense qu'il faudrait continuer jusqu'au 11 mai, date du déconfinement, pour qu'un plus grand nombre de jeunes nous rejoignent sur ce projet artistique"

Et pourquoi pas, quand cela sera possible, réunir les photos des oeuvres dans une parution ou une exposition itinérante, histoire de montrer toute l'étendue de la créativité des jeunes normands de tous âges. 

 
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