Régionales 2021 en Normandie : découvrez la liste des candidats déclarés et leur programme

Ils étaient 9 candidats en 2015, ils seront cette fois 7 à mener une liste au 1er tour des élections régionales en Normandie, le 20 Juin 2021. Le président sortant Hervé Morin (les centristes) caracole en tête des sondages face à des opposants divisés.

Régionales 2021 en Normandie : les 7 candidats déclarés
de gauche à droite : Sébastien Jumel, Hervé Morin, Nicolas Bay, Mélanie Boulanger, Laurent Bonnaterre, Pascal Le Manach et Stéphanie Kerbarh
photos : MAXPPP
Régionales 2021 en Normandie : les 7 candidats déclarés de gauche à droite : Sébastien Jumel, Hervé Morin, Nicolas Bay, Mélanie Boulanger, Laurent Bonnaterre, Pascal Le Manach et Stéphanie Kerbarh photos : MAXPPP

Le lundi 17 mai marque une étape importante dans la campagne des élections régionales 2021. Ce jour-là est la date butoir pour le dépôt des candidatures au 1er tour. Dans cet article, découvrez l'ensemble des candidats déclarés et les grandes lignes de leurs programmes respectifs.

Hervé Morin : un favori sous pression

À 59 ans, Hervé Morin jure qu’il n’a qu’une passion : "la Normandie". L’ancien ministre de la Défense n’a aujourd’hui qu’une seule ambition, celle de "poursuivre le travail engagé en Normandie depuis le 1er Janvier 2016, date historique à laquelle il est devenu le 1er président de la Normandie réunifiée".

Le 13 décembre 2015, ce ne sont que 4751 voix sur plus d’1.300.000votants (0,35%) qui avaient permis à Hervé Morin de l’emporter face au candidat socialiste Nicolas Mayer-Rossignol. Cinq ans après, c’est une autre campagne qui se joue car le président sortant doit défendre un bilan. Si Hervé Morin peut surfer sur sa notoriété en Normandie et des sondages qui le donnent vainqueur dans tous les cas de figure, il refuse de crier victoire avant l’heure.

 Il faut être très modeste par rapport au résultat du suffrage universel. On est déterminé mais il faut rester solide, on peut s’appuyer sur un bon bilan : on a réussi la réunification et je veux continuer à porter ce message d’ambition régionale.

Hervé Morin, candidat les centristes-LR et président sortant

Les dernières études sont donc favorables à Hervé Morin qui serait réélu dans tous les cas de figure. Selon un sondage IFOP du 19 avril, le président sortant l’emporterait au second tour dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, scénario qui n’est pas du tout à écarter : Hervé Morin s’imposerait avec un score de 35% , Nicolas Bay pour le RN arriverait en 2ème position avec 28% devant une liste d’union de la gauche à 25% et Laurent Bonnaterre (majorité présidentielle) à 12%.

Le Rassemblement National en embuscade

Nicolas Bay, le candidat du Rassemblement national, annonce qu’il est là pour gagner cette bataille de la Normandie. Déjà finaliste en 2015, l’euro-député âgé de 44 ans est un habitué des joutes électorales et il a réussi à recruter dans ses rangs l’ancien préfet et patron des renseignements Yves Bonnet.

Son adversaire, il l'a clairement désigné, est le président sortant. 

Le bilan d’Hervé Morin est catastrophique, il a endetté la région, il avait promis de diminuer les dépenses de fonctionnement , il les a multipliées par 6 (de 50 à 300 millions d’euros). C'est un candidat qui est communicant plus que conquérant, il est à l’origine d’un fiasco ferroviaire en ayant offert un  cadeau à l’Etat en investissant des millions d’euros sur des nouveaux trains sans améliorer la durée des trajets et en créant un déficit de 56 millions d’euros sur les liaisons régionales.

Nicolas Bay, Candidat RN

Pour gagner ces élections régionales, Nicolas Bay va devoir mobiliser au-delà de son électorat traditionnel tout en surfant sur les thèmes traditionnels de son parti. Il propose de créer notamment une police régionale et des postes d’agents chargés de contrôler les trafics de drogue à la sortie des lycées. 

La Gauche en ordre dispersé

La Gauche qui a dirigé jusque fin 2015 les deux ex-régions de la Haute et de la Basse-Normandie partira divisée, avec d’un côté une liste PS-EELV menée par Mélanie Boulanger, 44 ans, maire (PS) de Canteleu en Seine-Maritime et de l’autre celle de Sébastien Jumel (PCF-LFI et Parti Radical de Gauche) qui fait le pari de pouvoir virer en tête au soir du 1er tour. 

Les Socialistes ne sont plus en situation d’exiger l’hégémonie comme il y a 15 ans, beaucoup de choses ont eu lieu entre temps, je n’ai plus de temps à perdre dans des négociations.

Sébastien Jumel, Candidat PCF-LFI

Une Normandie écologique respectueuse du climat ?

Laetitia Sanchez (EELV), maire de Saint-Pierre de Vauvray dans l’Eure sera associée à Mélanie Boulanger (PS) dans cette campagne où les deux femmes reconnaissent ne pas avoir la notoriété de Sébastien Jumel mais veulent capitaliser sur l’Urgence climatique.  

Nous voulons rompre avec une région qui bétonne le plus. Nous sommes opposées au contournement de Rouen, projet pour lequel Hervé Morin a promis d’injecter 205 millions d’euros de la Région, ce que nous nous engageons à remettre en cause.

Mélanie Boulanger, tête de liste PS EELV  

Deux candidats de la majorité présidentielle

Laurent Bonnaterre l'assure, il est "la seule nouveauté de ces élections régionales". L'ancien  directeur de cabinet de Laurent Fabius qui a passé 26 ans au PS et aujourd'hui maire de Caudebec-lès-Elbeuf, se présente comme le candidat officiel de la majorité présidentielle. Il a le soutien d'Edouard Philippe et Sébastien Lecornu.

Je sais le chemin qu’il me reste à accomplir mais je suis candidat pour être président du conseil régional car un président ne peut pas être le commentateur de l’action du gouvernement sur des chaînes d’info en continu. Ma priorité, c’est l’emploi et l’attractivité de la Normandie.

Laurent Bonnaterre, candidat soutenu par la majorité présidentielle

Mais l’élu de 48 ans devra faire face à une candidate dissidente dans son propre camp, Stéphanie Kerbarh, députée (LREM) de Seine-Maritime, qui a annoncé "une candidature pour redonner la parole aux Normandes et aux Normands".

Le camp des travailleurs aura son candidat

Comme en 2015, Pascal Le Manach, un ouvrier de 54 ans de l’usine Renault de Cléon, défendra les couleurs de Lutte ouvrière. 

C’est le monde du travail qui devrait être à la direction de la société, les capitalistes ont montré qu’ils étaient en échec face à la crise du coronavirus avec une fabrication trop lente des vaccins et le manque de moyens dans les hôpitaux.

Pascal Le Manach, candidat Lutte ouvrière

Pascal Le Manach ne se fait toutefois aucun doute sur l’issue du scrutin après avoir obtenu un score de 1,83% lors des dernières élections régionales.

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