REPLAY. Départementales 2021 en Seine-Maritime : ce qu'il faut retenir du débat du 1er tour, tout savoir sur le scrutin

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Les 20 et 27 juin 2021, les habitants de Seine-Maritime sont appelés à voter pour les élections départementales en plus des régionales. Quels sont les enjeux des élections départementales en Seine-Maritime ? Etat des lieux, contexte politique et perspectives pour tout comprendre avant le scrutin. 

Les Seinomarins seront appelés aux urnes les 20 et 27 juin prochains pour élire leurs conseillers départementaux. Quels sont les enjeux du prochain scrutin dans le département ? Quel contexte politique ? On vous explique tout dans cet article. 

Avant les élections, le Conseil départemental de la Seine-Maritime est présidé par Bertrand Bellanger (DVD proche LREM). Il comprend 70 conseillers départementaux issus des 35 cantons de la Seine-Maritime.

(Re)VOIR. Le grand débat des élections départementales 2021 dans la Seine-Maritime, diffusé le lundi 14 juin sur France 3 Normandie : 

Les 20 et 27 juin 2021, les habitants de la Seine-Maritime sont appelés à voter pour les élections départementales ; Quels sont les enjeux du prochain scrutin dans le département ? Etat des lieux, contexte politique et perspectives... et le grand débat du 1er tour diffusé sur France 3 à revoir, c'est ici...

Un débat animé par Emilie Leconte depuis l'hôtel du département de la Seine-Maritime, avec pour invités : 

  • Bertrand Bellanger, le président du conseil départemental sortant (SE), candidat dans le de Mont Saint Aignan
  • Christophe Bouillon, candidat (PS) dans le canton de Barentin
  • Jean Michel Bérégovoy, candidat (EELV) dans le 2éme canton de Rouen
  • Maxime Boissière, candidat (LREM) dans le 3ème canton de Rouen
  • Guillaume Pennelle, candidat (RN) dans le 3ème canton de Rouen
  • André Gautier, candidat (LR) dans le 1er canton de Dieppe
  • Nicolas Langlois, maire (PCF) de Dieppe et candidat dans le 2nd canton.
Le grand débat des élections Départementales de Seine-Maritime 2021

Social : que mettre en œuvre après la crise sanitaire ? 

A 1 semaine du 1er tour, le débat entre dans le vif du sujet avec l’une des compétences principales du département : l'action sociale. Comment accompagner au mieux ceux qui ont le plus souffert des effets de cette crise du Covid ? A commencer par les personnes âgées : le département a la responsabilité des maisons de retraite et du maintien à domicile.

A cette question, Bertrand Bellanger, le président du conseil départemental sortant (SE), candidat dans le canton de Mont Saint Aignan tire un premier bilan : “Au département de Seine-Maritime nous avons été au rendez-vous pour permettre à nos concitoyens de pouvoir bénéficier du soutien nécessaire. Nous avons notamment mis en place le vaccinobus pour vacciner les personnes âgées dans les communes rurales”

Pour Jean Michel Bérégovoy, candidat (EELV) dans le 2éme canton de Rouen, “Cette crise a montré la difficulté qu’ont vécus nos aînés. Il faut leur permettre de vivre auprès des leurs.” Comment peut-on vivre à l’extérieur des Ehpad ? “On souhaite dans cette élection promouvoir l’habitat intergénérationnel”, indique le candidat.

“Je crois qu’il faut anticiper et préparer la société au vieillissement”, indique Christophe Bouillon, candidat (PS) dans le canton de Barentin. “Je souhaite mieux considérer les aides à domicile. Renforcer le lien à faire dans les Ehpads avec des alternatives en termes de logements : participatives, partagées… “ Le candidat souhaite également mettre en place des actions de prévention en ce qui concerne les chutes à domicile, “première cause de décès chez les personnes âgées”. “Le département doit être pilote en la matière.”

Pour André Gautier, candidat (LR) dans le 1er canton de Dieppe : “La mise en place des tablettes numériques a permis à nos aînés qui sont dans les Ehpads de pouvoir communiquer avec leur famille. Il faut qu’on adapte nos résidences autonomie et nos Ehpads pour éviter l’isolement. Nous avons l’ambition qu’une personne âgée puisse au moins voir une personne dans la journée.”

“Nos aînés ont été isolés pendant plus d’un an à cause de cette crise sanitaire. Les responsables ce sont ceux qui ont asphyxié nos hôpitaux et qui hier refusaient de donner des moyens dans les Ehpads”, lance Nicolas Langlois, maire (PCF) de Dieppe et candidat dans le 2nd canton. 

Nos aînés ont été isolés pendant plus d’un an à cause de cette crise sanitaire.

Nicolas Langlois, maire (PCF) de Dieppe et candidat dans le 2nd canton.

“Le troisième ou quatrième âge n’est pas forcément synonyme d’Ehpad ou de résidence autonomie. On a dans nos communes tout un tas de personnes qui restent actives dans les conseils municipaux et dans les associations.” Le candidat propose la mise en place des transports gratuits pour les plus de 65 ans. “Ce serait bon pour leurs déplacements et pour la sécurité routière.”

886 millions d’euros ont été investis par la Seine Maritime en 2021 dans l’action sociale, c’est-à-dire pour les familles, les personnes âgées ou encore les jeunes sur un budget total de plus d’1 milliard 800 millions. 

Les jeunes et le covid

Eux sont les autres victimes de cette crise : moralement, économiquement et financièrement. Comment aider les jeunes cette fois à passer le cap ? c’est une compétence que se partage le département avec la Région.

Pour Nicolas Langlois, maire (PCF) de Dieppe et candidat dans le 2nd canton, “les jeunes ont besoin qu’on les accompagne dans leur projet pour réussir. Il y a beaucoup de décrochements scolaires en ce moment… A l’image du Calvados, la Seine-Maritime pourrait accueillir 3 écoles de la deuxième chance pour rattraper tous les décrocheurs.” 

“La jeunesse a beaucoup souffert pendant cette crise sanitaire et ce n’est pas terminé”, lance Christophe Bouillon, candidat (PS) dans le canton de Barentin. “Il faut franchir le cap qu’ont franchi un certain nombre de départements en France sur la question du revenu de base jeunesse”

La jeunesse a beaucoup souffert pendant cette crise sanitaire et ce n’est pas terminé.

Christophe Bouillon, candidat (PS) dans le canton de Barentin

Une idée que ne partage pas Maxime Boissière. “L’idée n’est pas d’avoir une allocation. Il faut aider sur la formation et l’insertion”, lance le candidat (LREM) dans le 3ème canton de Rouen.

“Entretenir la précarité aux moyens d’une allocation, ce n’est pas notre tasse de thé”, répond le président du conseil départemental sortant Bertrand Boulanger. “Il s’agit de la dignité de nos concitoyens. Il faut leur redonner le chemin de l’emploi.”

“Il faut aussi travailler sur le logement. Le département a supprimé le fond de solidarité logement. Il est fondamental de remettre des moyens là-dessus”, lance Jean-Michel Bérégovoy. 

Guillaume Pennelle, candidat (RN) dans le 3ème canton de Rouen, propose de recruter des étudiants pour les faire travailler dans les collèges le soir en les rémunérant “pour aider les collégiens en difficulté".

Sur le contournement Est

Comment parvenir à ce juste équilibre entre développement du territoire et préservation de l'environnement ? Le contournement Est est un sujet important pour tout le département, pas seulement pour la Métropole rouennaise. L’enveloppe allouée au projet est passée de 22 à 40 millions d'euros le 7 avril dernier après un vote en session plénière.

“C’est une décision nationale. Que vient faire le département de Seine-Maritime dans cette affaire ?”, s’interroge Christophe Bouillon, candidat (PS) dans le canton de Barentin. “Lorsqu’il y a eu l’A150, l’autoroute à péage entre Yvetot et Barentin, le département n'a pas participé à cette infrastructure."

“Je ne comprends pas pourquoi vous n’êtes plus favorable Monsieur Bouillon alors qu’il y a deux ans, les élus socialistes étaient favorables au sein de cet hémicycle”, lance Maxime Boissière, candidat (LREM) dans le 3ème canton de Rouen. “Ce contournement Est est indispensable pour la qualité de vie d’une centaine de milliers d’habitants de la Seine-Maritime qui chaque jour doivent supporter des embouteillages. Ce sont des temps de vie auprès de leur famille qui sont amputés chaque jour.”

“Chaque fois qu’il y a un petit accrochage sur l’une des infrastructures de Rouen, c’est la thrombose complète !”, indique André Gautier, candidat (LR) dans le 1er canton de Dieppe. “Refuser de financer cette infrastructure, c’est non assistance à personne en danger ! C’est un problème de santé publique pour les habitants de la Métropole.”

Chaque fois qu’il y a un petit accrochage sur l’une des infrastructures de Rouen, c’est la thrombose complète !

André Gautier, candidat (LR) dans le 1er canton de Dieppe

“Ce contournement va détruire des centaines d’hectares de terres agricoles, sans compter les forêts. Ça va créer 50.000 tonnes de CO2 supplémentaire chaque année ! “, s’indigne Jean-Michel Bérégovoy, candidat des verts dans le 2éme canton de Rouen. “Il y a une possibilité aujourd’hui de contourner par l’Ouest.”

Seine-Maritime : l'état des lieux en chiffres 

Sur une superficie de 6 277 km2, le Département de la Seine-Maritime dénombre 1 255 755 habitants dont 52% de femmes et 48% d'hommes. Avec 200 habitants au km2 répartis sur 708 communes, il est le plus dense en population des 5 départements normands et se situe au quinzième rang parmi les cent départements français en nombre d’habitants. 

C'est un département qui a subi une forte désindustrialisation ces dernières années. Selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE, le taux de chômage y reste en 2020 plus élevé que la moyenne nationale, 8,7% contre 8%, et il dépasse aussi celui de la Normandie qui est descendu à 7,7 % au dernier trimestre 2020.  

Quelles sont les compétences du Département ? 

Comme les autres départements, la Seine-Maritime intervient dans un champ de compétences, encadré par la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) du 7 août 2015, et dont la principale est centrée sur l'action sociale.   

Le Département lui consacre près de la moitié de son budget annuel soit 850,4 millions d’euros pour l’année 2020. Elle traite notamment des personnes âgées ou handicapées, de l'enfance, de l'insertion des personnes en difficulté, de la précarité énergétique.

Mais d'autres domaines d’action figure aussi dans les missions de l'Assemblée Départementales :

- L'équipement
Le Département assure l'aménagement et l'entretien de la voirie départementale. Il participe également au financement de la voirie communale. Il gère aussi l'aménagement et l'exploitation des ports de commerce et de pêche.

-L'aide aux communes
Le conseil départemental aide les communes et les intercommunalités à investir et à s'équiper. On peut citer à titre d'exemples : l'alimentation d'eau potable, l'assainissement, le financement d‘équipements communaux (églises, mairies, gendarmeries, centres de secours), la protection de l'environnement ou l'aménagement foncier.

- L'éducation, la culture, le patrimoine
Le Département pilote la construction des collèges et s’occupe de leur entretien. Il contribue aussi à certains de leurs équipements : informatique, bibliothèques de prêts. En complément, il joue un rôle culturel important à travers des subventions à des festivals ou à d’autres manifestations d’envergure.

-Le développement économique et social
Le Département intervient dans les activités essentielles à la vie quotidienne : petits commerçants, école, services publics de proximité. Il travaille aussi dans le secteur des PME-PMI et celui de l’artisanat. Il participe enfin à la modernisation de l'agriculture et à l'installation des jeunes agriculteurs.

-L'environnement, le tourisme
Le Département doit remplir également une mission de protection de l'environnement. Il doit veiller à la préservation des espaces naturels sensibles (ENS), surveiller la gestion de l'eau et des déchets et à la responsabilité des itinéraires de promenades et de randonnées.

Scrutin départemental : le mode d'emploi 

Les élections départementales ont lieu au scrutin majoritaire binominal à deux tours. Le système est paritaire : les candidatures sont présentées sous la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme avec leurs suppléants (une femme et un homme également).

Pour être élu au premier tour, un binôme doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal à 25 % des électeurs inscrits. Si aucun binôme n'est élu au premier tour, seuls peuvent se présenter au second tour les binômes qui ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits, sans possibilité pour les binômes de fusionner. Est donc élu au second tour le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix.

Les conseillers départementaux sont élus pour un mandat de 6 ans.

Quel contexte politique ? 

Ce département sera sans doute surveillé de près, car c'est le seul actuellement dirigé par un élu de LREM; Bertrand Bellanger (DVD proche LREM), qui s'appuie sur des proches d’Edouard Philippe comme Agnès Firmin-Lebodo (Agir). La majorité départementale composée d'élus issus des partis LR, DVD, UDI, MR, LREM et sans étiquette, est bien consciente de la fragilité de ses positions. Lors de la présentation officielle de ses listes le 16 mai dernier, dans une ferme du Bocasse, c'est bien le bilan du mandat écoulé et la lutte contre l'abstention qui étaient au programme. 

La gauche portée par Christophe Bouillon, maire (PS) de Barentin, et Nicolas Rouly, président de la Fédération 76 du PS et maire PS du Grand-Quevilly, espère bien surfer sur le résultat des dernières municipales à Rouen pour tenter de faire basculer le Département. De son côté, le RN aura sans doute du mal à jouer les arbitres.

En 2015, les élections avaient créé la surprise, car la liste d'union de la droite seinomarine avait remporté la mise, mettant ainsi un terme à 11 ans de gestion socialiste du département. La gauche, pourtant relativement majoritaire au premier tour, subit au final de nombreuses défaites. La division entre communistes et socialistes conduit à l'élimination de la gauche dans plusieurs cantons dont Le Havre-1 et Dieppe-2, dès le premier tour. Le Front national s'était ainsi qualifié pour le second dans 25 cantons au total, après avoir dépassé les 26 % des voix au premier tour, sans toutefois obtenir d'élus (meilleur score de 45 % dans le canton d'Eu). La droite sortait finalement victorieuse avec une courte majorité de 36 conseillers sur 70, avec un découpage électoral assez clair. La gauche était ainsi repliée quasi exclusivement sur Rouen, sa banlieue sud, la vallée de Seine et la moitié des cantons havrais.

Quelle est la couleur actuelle des cantons en Seine-Maritime ? 

Découvrez sur notre carte interactive la couleur politique actuelle des cantons du département de la Seine-Maritime et les noms de chaque binôme élu en 2015. 

Au total, depuis 2015, les électeurs seinomarins ont été appelés cinq fois aux urnes. Et les résultats respectifs de ces différents scrutins sont riches d'enseignements. 

-Des élections régionales surprenantes 

Lors des élections régionales de 2015, remportées en Normandie par la liste du centre et de la droite d'Hervé Morin d'une faible avance, la Seine-Maritime demeurait paradoxalement le département le plus à gauche de la Normandie puisqu'il était alors le seul à placer la liste d'union de la gauche de Nicolas Mayer-Rossignol en tête du second tour. Un résultat à l'image des grandes villes du département qui ont quasiment toutes voté à gauche : Le Havre à 40 %2, Dieppe à 45 %3 et Rouen à 50 %4.

- Des présidentielles qui annoncent un renouveau 

En 2017, l'élection présidentielle marque un renouvellement politique important et la Seine-Maritime est largement concernée. Contrairement à 2002, le Front national arrive cette fois en tête du premier tour, Marine Le Pen obtenant 24,90 % des voix, suivie de Jean-Luc Mélenchon, qui récolte 22,20 % des voix. La Seine-Maritime est ainsi l'un des 28 départements à ne pas placer Emmanuel Macron en première ou en deuxième position puisqu'il y obtient 21,23 % des voix.

Mais le second tour est plus fidèle au contexte national avec une large victoire d'Emmanuel Macron. Il obtient en Seine-Maritime 60,42 % des voix, soit presque 6 points en-dessous de la moyenne nationale (66,10 %). Alors que Marine Le Pen ne fait que frôler la barre des 20 % des voix à Rouen et n'atteint pas le tiers des suffrages au Havre, elle dépasse les 40 % à Dieppe comme à Fécamp. 

-Des législatives conformes à la tendance nationale

Les élections législatives qui suivent sont également en accord avec la tendance nationale. Des 10 sièges de députés seinomarins, cinq vont à des candidats LREM, trois au Parti Communiste. Un seul député socialiste, Christophe Bouillon en Vallée de Seine, est réélu et une seule députée havraise LR, Agnès Firmin-Le Bodo, soutenue par Edouard Philippe, le Premier Ministre alors fraichement nommé, complète le tableau.

- Des Européennes qui font la part belle au RN

En 2019, les élections européennes sont l'occasion pour le Rassemblement national, nouveau nom du FN, de confirmer leur première place de 2014 en Seine-Maritime. Avec plus de 27 % des voix, la liste mené par Jordan Bardella, se place loin devant la République en Marche qui récolte 8 points de moins. La liste des Verts ne s'y place qu'en troisième position avec presque 11 % des voix et, contrairement à l'ordre national des listes, la France insoumise se place quatrième juste devant la liste LR. 

-Des Municipales moins contrastées

Un an plus tard, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les élections municipales se tiennent en Seine-Maritime, mais sans dégager vraiment une dynamique claire à l'échelle du département. En effet, la droite confirme quelques conquêtes de 2014, comme Fécamp et Mont-Saint-Aignan, et reconquiert Saint-Valery-en-Caux, perdu en 2014. Cependant, la gauche confirme son implantation sur Rouen grâce à une allliance avec les Verts, et récupère des villes perdues en 2014 telles qu'Eu ou Montivilliers. La droite perd également son fief historique de Bois-Guillaume, au profit d'une liste sans étiquette. Le premier ministre, Édouard Philippe, est réélu maire du Havre face aux communistes.

Une assemblée départementale qui évolue en cours de mandature 

Pendant ce temps, à la tête de l'assemblée départementale, les choses bougent et l'exécutif est contraint d'évoluer en cours de mandature. Alors que l'UDI Pascal Martin, conseiller du canton de Bois-Guillaume, avait été élu président du conseil départemental en 2015, celui-ci démissionne le 30 septembre 2019, la veille de son entrée au Sénat.

Pour lui succéder, Bertrand Bellanger, élu DVD proche LREM de Mont-Saint-Aignan, est nommé le 14 octobre suivant. 

A gauche aussi, il y a du mouvement. Les deux conseillers de Bolbec, Dominique Métot et Murielle Moutier Lecerf, divers gauche à leur élection, changent d'étiquette une fois élus, pour être affiliés divers droite et rejoindre la majorité départementale.

De plus, deux conseillères départementales, Nacéra Vieuble du Havre-2 et Catherine Depitre de Sotteville-lès-Rouen, ont ensuite formé leur propre groupe "Agir avec l'écologie au département" qui s'inscrit également dans la majorité départementale. Ces deux élues avaient pourtant été élues comme "divers gauche".

Qui sont les candidats et candidates en Seine-Maritime  ?

En Normandie, c’est dans le département de Seine-Maritime qu’il existe cette fois le plus grand nombre de candidats avec 264 inscrits, soit pas moins de 132 binômes pour 35 Cantons, mais cela représente quand même 46 de moins qu'il y a six ans.

Au final, il est une donnée qui retiendra toute l'attention et dont dépendra la couleur de la nouvelle assemblée départementale : l'ampleur de l'abstention. Lors du dernier scrutin en date, les municipales de 2020, elle avait atteint un record de 58,69% au second tour sur l'ensemble de la Seine-Maritime. 

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