Près de Dieppe : la galère des nouveaux patrons d'un bar, privés d'ouverture

A Bacqueville en Caux, le couple qui a repris un bar du centre-ville  est en difficulté financière. Leur commerce n'a pu ouvrir que 3 semaines, à cause du Coronavirus. Le couple ne peut pas prétendre aux aides de l'état. A un jour près.

Quand Angélique et Yannick Levavasseur achètent "Le Petit Vincennes", un bar du centre-ville de Bacqueville en Caux en avril 2020, ils sont plein d'envie et d'espoir. Ils n'imaginent pas alors la galère dans laquelle ils seraient 10 mois plus tard. 

Le bar qu'ils ouvrent le 1er octobre, au lendemain de la fin d'activité de leurs prédécesseurs a dû fermer 3 semaines plus tard, avec les annonces du gouvernement pour lutter contre la pandémie.

Sans ressource commerciale, le couple doit malgré tout débourser 4000 euros tous les mois pour payer les charges. Dans un 1er temps, pour sortir de cette crise, il bénéficie d'une aide de l'état de 2000 euros.

Le bar n'a jamais été fermé. On s'est dit les anciens (propriétaires) ont arrêté le 30 au soir. On a repris le 1er : on est dans les critères.

Yannick Levavasseur, patron du "Petit Vincennes"

Pourtant, en novembre, le couple est informé par les services des impôts qu'il doit  rembourser ce "versement à tort".

Au vu d'un examen plus précis de leur dossier, les deux commerçants n'entrent pas dans les critères d'attribution de cette aide. Il aurait fallu qu'ils démarrent leur activité le 30 septembre au lieu du 1er octobre. 

 

Par ailleurs, le couple ne peut pas non plus prétendre au fond de solidarité qui peut aller jusqu'à 10 000 euros par mois. 

Moi, les 10 000 euros c'est pas ce que je veux…Si on me verse 4000 euros, j'ai de quoi tout payer.

Yannick Levavasseur

Le couple ne peut pour le moment s'appuyer que sur un prêt d'honneur de 10 000 euros qui devait servir à réaliser des travaux. Un prêt qui finalement n'aura pas cette vocation. Il va servir à payer les charges. 

VIDEO : le reportage de Grégory Archiappati et Judikaëlle Rousseau. 

Dans l'attente d'une modification de la date du décret, Yannick et Angélique peuvent compter sur la solidarité des autres commerçants de la commune qui proposent de faire des dons pour les soutenir.

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